9 juillet 2010 5 09 /07 /juillet /2010 13:14

  Oppression-ok150.jpg 

Mes tableaux sont rarement des "gentillesses", celui-ci s'intitule Oppression.

         Il convient hélas aujourd'hui pour illustrer mon article.

 

 

On a parlé, on parle dans la presse et dans des émissions tardives de la télé, et c’est bien, de scandales financiers, de marché captifs, des plagistes qui se gaussent des lois et vous chassent à grands seaux d’eau, par ce temps merci, ça rafraîchit…

 

Mais où parle-t-on de ceux, anonymes aux abois, réduits à la misère par un marché plus enclin à engraisser la bourse que le marché du travail ?

Où parle-t-on de ceux qui sont poussés au désespoir, usés par des années de luttes trop souvent infructueuses, poursuivis par leur banque qui les enfoncent d’une main en recevant l’aide de l’état de l’autre ?

Où parle-t-on de ceux qui se suicident ?

Ils ne se suicident pas, ceux-là, parce que la bourse à chuté et que de richissimes en jouant en bourse ils se retrouvent sans rien.


Ils se suicident parce la société a décidé qu’il n’y avait plus de place pour eux, parce que la société leur interdit l’accès au travail, parce que la société a jugé qu’ils étaient inutiles en leur refusant le droit le plus élémentaire : le droit au travail, ce qui n’a rien à voir avec l’emploi.

 

Je salue aujourd’hui la disparition d’un frère, d’un ami, dans la force de l’âge qui s’est battu avec courage et fierté pour tenter de se sortir d’un plongeon dans la nouvelle misère, celle des cadres déchus ; un Corse aussi, dans l’âme, et qui n’était pas enclin à se plaindre. Faire face, telle est cette éducation, jusqu’au jour où…


Adieu mon ami ***,  ta disparition m’est insupportable et la colère qui aujourd’hui m’habite est celle qui crie contre toutes les injustices d’un pouvoir assoiffé ,comme toujours, de presser le citron jusqu’à ce qu’il éclate.


Non ! je ne fermerai pas les yeux pudiquement sur ce drame, non je ne considérerai pas que c’est par faiblesse que tu en fus rendu là, je considère cela comme un assassinat.


Adamante 

 

 

 

commentaires

E
<br /> <br /> Je vais aller en lire un peu plus sur ton ami car ton coup de coeur me touche. Le monde de l'entreprise est de plus en plus féroce, et le stres est devenu permanent. Amitiés,<br /> <br /> <br /> Brigitte<br /> <br /> <br /> <br />
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A
<br /> <br /> Amitiés. Adamante<br /> <br /> <br /> <br />
J
<br /> <br /> je complète un travail, soit mais un toit aussi et pas à des heures de transport et souvent c'est un cercle vicieux<br /> <br /> <br /> <br />
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A
<br /> <br /> Tu as raison, travailler et être SDF est de plus en plus courant, un scandale.<br /> <br /> <br /> <br />
J
<br /> <br /> j'ouvre la rubrique commentaire juste pour laisser une trace de compassion. Que dire d'autre après ton cri digne et fort !<br /> <br /> <br /> <br />
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A
<br /> <br /> Je te remercie Jeanne. Amitiés<br /> <br /> <br /> <br />
L
<br /> <br /> Adamante, je comprends très bien la situation, je mesure l'ampleur du désastre comme toi, ta colère et ton tableau, si beau. Pensée émue pour l'ami disparu, qu'on n'a pas pu sortir du trou où on<br /> l'avait jeté. Quand neutralisera-t-on l'omnipotence du petit groupe de nantis qui aspire toute la richesse du monde ? Quand cessera-t-on de faire passer leur profit avant le respect et le<br /> bien-être de l'humanité ? Jusqu'à quand auront-ils des complices inconscients de leur idiotie ?<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br />
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A
<br /> <br /> Merci de ton message Lenaïg, c'est vrai que la situation est intolérable et qu'il va bien falloir réussir à imposer un point de vue plus humaniste.<br /> <br /> <br /> <br />
J
<br /> <br /> Bonjour adamante... Qui ne connait pas dans son entourage quelqu'un privé de son emploi et dont la vie bascule dans la misère, incapable de faire face aux obligations... Qu'il<br /> soit cadre ou ouvrier, sans son gagne-pain l'homme n'est plus rien, et de nos jours il en faut des dollars pour vivre décemment... Pauvre société déshumanisée... adoratrice des veaux<br /> d'or ! Adamante mes pensées chrétiennes vont pour "il" à l'heure de ton billet, bises de jill<br /> <br /> <br /> <br />
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A
<br /> <br /> Nous aimerions que ces faits soient rarissimes... ils risquent de l'être de moins en moins.<br /> <br /> <br /> <br />
P
<br /> <br /> Je suis révoltée qu'on puisse rendre quelqu'un  désespéré à ce point pour en finir avec la vie , tu as raison c'est de l'assassinat ...à petit feu, de la torture<br /> <br /> <br /> <br />
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A
<br /> <br /> Oui le mot est juste, et loin d'être exagéré.<br /> <br /> <br /> <br />
P
<br /> <br /> quel triste chose ! Adamante, la loi de l'argent pousse à tant d'extrémités irréversibles pour les victimes du show must go off ! je me sens toute proche de ta détresse, <br /> bizzoux  <br /> <br /> <br /> <br />
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A
<br /> <br /> Nous pouvons tous être victimes de cette mise au rebus tandis que les intouchables profitent. Bises Pascale.<br /> <br /> <br /> <br />
S
<br /> <br /> Ça me fait penser à cette chanson de Félix Leclerc «100,000 façons de tuer un homme», elle se termine ainsi:<br /> <br /> <br /> "Non vraiment je reviens aux sentiments premiers<br /> l'infaillible façon de tuer un homme<br /> C'est de le payer pour être chômeur<br /> Et puis c'est gai dans une ville ça fait des morts qui marchent."<br /> <br /> <br /> Bises<br /> <br /> <br /> <br />
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A
<br /> <br /> Le droit élémentaire de l'homme c'est le travail, mais quand il n'en a plus, le rouleau compresseur de la finance se met en route et au lieu de l'aider on l'enfonce. Nous sommes loin de<br /> l'indemnité de vie qui serait un idéal.<br /> <br /> <br /> <br />
E
<br /> <br /> j'ai connu de près le dessepoir du cadre déchu dont "il" ne s'est jamais remis et comme ton ami il nous a quitté.<br /> <br /> <br /> j'ai connu cette route si difficile pour ceux là, je connais le besoin d'être présente pour des traversées du désert qu'on aide au bout de bras comme on peut et pas toujours facilement.<br /> <br /> <br /> Je me souviens de certains matins dans la grisaille d'un Paris ou je regardais partir tous ces pressés et de me dire que malgré leur galère ils ne savaient pas la chance qu'ils avaient d'avoir un<br /> travail....<br /> <br /> <br /> <br />
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A
<br /> <br /> La chance d'avoir un travail... tout est là.<br /> <br /> <br /> <br />

Profil

  • Adamante
  • Comédienne, metteur en scène, diplômée en Qi Gong, j'écris, je peins.
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