23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 07:30

 

 

Je vous présente aujourd'hui un de mes contes écrit suite à la contemplation d'une photo de Toun et dont la magnifique illustration fut ensuite pensée spécialement par Lui.

Ce fut un gros travail et je l'en remercie vivement.

M'offrir ainsi de son temps et de son talent est un cadeau qui me touche énormément.

Merci Antoine.


Ce conte est  assez long et je vous offre d'en découvrir la première partie aujourd'hui jeudi, pour le jeudi en poésie des Croqueurs, M'annette à la barre ayant choisi comme thème le conte.


Je vous invite à venir découvrir la suite  demain au sein du SCALP puisqu'il s'agit d'un partage.

 

 


 

Comment fut guéri le Soleil

 

 

 1perles-de-nuit-b.jpg

 

 

Vous savez comme moi que le Grand Océan Primordial, que l’on peut aussi appeler Grand Couple Primordial, est à l’origine de tout ce qui existe dans l’univers.

Il n’y a pas à revenir là-dessus.

Ce grand couple, ce Un, pour créer et diversifier un peu la création, pour avancer plus vite et expérimenter un maximum de possibilités, eut un jour l’idée d’engendrer d’autres couples de créateurs, qui seraient une partie de lui même, dédiée à une fonction particulière et ce sont eux que nous appelons les Dieux.

 


 

2-perles-de-terre_1100.jpg


Les Dieux avaient créé la Terre, le ciel, l’eau, l’air, le feu, ils avaient créé les hommes et les animaux, chacun, comme eux, allant par deux.

 

Enfin, pour que tout soit parfait, ils avaient créé la nuit avec la Lune et son cortège d’étoiles et enfin le jour avec son astre de lumière :

 

le Soleil.

 


3-Dahlia-13.jpg

 

 

Ils étaient très fiers du Soleil, car les habitants de la Terre et du Ciel lui vouaient un culte et cela les flattait. Ils n’avaient pas créé le Soleil, si chaleureux, si agréable de compagnie et parfois si enfiévré, si brûlant à en devenir insupportable, pour des choses mièvres et trop effacées.

 

Ils se devaient d’offrir aux caresses du soleil des réalisations de tout premier ordre, pour les mettre en valeur et les magnifier.

Or, il faut savoir qu’en ce temps-là, qui remonte à si loin que l’on ne sait plus, les Dieux créaient en rêvant.

Comme tout un chacun, les Dieux avaient de petits rêves qui donnaient vie à de petites créations. Elles n’étaient pas sans intérêt, loin s’en faut, mais elles n’avaient pas l’envergure de celles de leurs grands rêves.

Et les Dieux, à force de rêver avaient de plus en plus de mal à rêver en grand, leurs rêves s’amenuisaient et leurs réalisations suivaient. Etaient-ils victimes de l’habitude qui engendre la lassitude ? Peut-être bien. Comment savoir.


Mal à l’aise, mais toujours ambitieux, devant ce phénomène un peu inquiétant, ils décidèrent de tenir conseil.

 

Ils palabrèrent des jours et des nuits sans vraiment trouver de solution et le Soleil divinisé par la création, désespérait d’avoir de nouvelles grandes et belles choses à caresser de ses rayons.

Il brûlait d’impatience et calcinait désormais bien plus souvent qu’il ne mettait en valeur.


Quelque chose n’allait pas.

 

4-Clin-d-oeil-floral-11_1100.jpg

 

 

À ce train, la Terre, puisqu’il s’agit bien d’elle, risquait de finir en désert.

Trouver une solution était d’une urgence primordiale pour les Dieux. Mais la pression qu’ils ressentaient, loin d’arranger l’affaire la compliquait.


De palabres en palabres, le désert avançait et les rêves continuaient de s’affaiblir. Leurs nouvelles créations devenaient si ridicules que les Dieux déprimaient et cela n’arrangeait pas les choses.


Un matin, les arbres sous lesquels ils discutaient, qui les protégeaient des rayons du soleil devenu incandescent, se mirent à perdre leurs feuilles, voilà qu'eux-mêmes commencèrent à sentir leur peau se dessécher, se craqueler, jusqu’à prendre la couleur et la texture de la terre brûlée.

Il leur fallait trouver une solution et vite car ils risquaient eux aussi de disparaître.

 

Par chance, non loin de là, un fleuve continuait à couler, de plus en plus gentiment certes, mais il charriait encore assez d’eau pour être agréable.

Épuisés de fatigue, à force de tant de nuits sans sommeil, fiévreux et assoiffés, ils décidèrent de plonger dans ses eaux pour se rafraîchir.


Vous savez comme moi que parfois les choses les plus simples prennent des allures de miracle.


Plongés dans l’onde vivifiante, ils se sentirent soudain tout ragaillardis.

Le contact de l’eau était un délice.

 

Ils se mirent à jouer, à rire, à s’éclabousser, oubliant pour un instant le souci qui les taraudait depuis des mois.

 

Ils firent plus que jouer à se lancer des gerbes d’eau, un contact par ici, un effleurement par là, leurs jeux, très vite, devinrent plus sensuels et ils trouvèrent cela très agréable.


Ils venaient de découvrir les joies de l’amour.

 

 

5-Cambria-02_1100.jpg

 

 

Le soleil ravi en profitait pour caresser leur peau nue à travers les eaux, à observer les formes et les couleurs qui dansaient, se transformaient, dans le miroir de leur surface.

 

Ce fut une immense fête, un incroyable bouleversement.

 

Les énergies qui rayonnaient de leurs ébats étaient si fortes qu’elles envahirent l’espace jusque dans l’infini où vivent les étoiles qui se mirent à briller tout émoustillées de ce qu’elles voyaient.


Et puis, au bout d’un jour et d’une nuit de cette ferveur amoureuse, tous mêlés qu’ils étaient, comme des enfants, brusquement ils s’endormirent et se mirent à rêver.

 

Leurs rêves s’unirent, se tissèrent, communièrent et pour la première fois depuis tellement longtemps, de grandes réalisations virent le jour.


Il naquit les plus belles forêts que la Terre ait portées, la canopée, invisible du sol, touchait presque les étoiles, aux pieds de ces géants aux troncs larges, des lianes s’élançaient vers la lumière en s’enroulant autour de leurs branches.

Des sources jaillissaient des montagnes, bondissaient à travers les roches, creusaient leur passage en rugissant pour devenir d’immenses fleuves majestueux où le soleil pouvait se régénérer.

 

Lorsqu’ils se réveillèrent, les Dieux purent constater que la Terre était devenu un vrai Paradis. Tout chantait, gazouillait, vibrait, s’affairait.

Il ne restait plus que quelques déserts à sa surface, juste ce qu’il fallait pour satisfaire le besoin d’aventure des hommes.


Partout, il y avait assez d’ombre pour se protéger des rayons du Soleil, assez de fleuves pour se rafraîchir, assez de pluies pour que la vie soit prospère, assez d’oasis et de sources claires et chantantes pour se désaltérer.


La Terre offrait aussi des grottes profondes où les plus sages des humains pouvaient se retirer pour méditer.

Dans les champs verdoyants des plaines, galopaient des troupeaux en pleine santé. Partout la vie était revenue.

 

De nouvelles espèces de fleurs et d’oiseaux étaient apparues, le désert n’était plus qu’un mauvais souvenir...



6-DELTA-LEYRE-2.jpg

 

Suite et fin, c'est pour demain.

 

 


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commentaires

pimprenelle 27/10/2011 10:45


Vous avez dû vous concerter vraiment pour obtenir ce résultat : texte et photos.
Il faudrait peut-être que les dieux retrouvent ce grand amour et je dirais même qu'il serait temps de s'y mettre.
Merci Aamante et Toun.


ADAMANTE 28/10/2011 00:09



Oui, Toun a créé à partir du texte  et mon texte est né d'une de ses roses, nous avons tissé l'œuvre de nos quatre mains et de nos deux esprits, nous en avons eu beaucoup de bonheur. Merci à
toi Pimprenelle de le partager.



Gérard 25/06/2011 21:07



...et c'est beaucoup plus tard que Adamante apparue



Pierre 24/06/2011 22:52



Une explosion-fusion amoureuse  à l'origine de la diversité de la composition de la matière et des étre vivants, j'aime l'idée qui n'est certainement pas si loin que celà de ce qui s'est
réellemt passé? Nous ne percevons que fraction si petite de cet univers...


Bonne nuit


 



Pénéloop ! 24/06/2011 00:01



Des sources claires et chantantes


Des pensées blotties au milieu d'un champ de blé


Un ruisseau, une caresse qui serpente...


Loop



Tricôtine 23/06/2011 22:45



ouf on a eu chaud ... , j'ai bu ce début de conte à belles gorgées Adamante , les photos de Toun sont magnifiques et ton histoire je crois bien que j'en connais  la suite on risque bien de
revenir sur terre trop tôt à aujourd'hui ! je t'embrasse dans ces rêves d'amour et de grandes et belles choses pour ce
soir 



m'annette 23/06/2011 19:58



Il va falloir l'écrire en grand, et l'envoyer à tous les candidats à toutes les présidentielles!


De l'amour, et nous irons enfin mieux!


merci Adamante, pour ce délicieux conte et à demain pour la suite!


bonne soirée



Lenaïg Boudig 23/06/2011 18:28



Bonsoir Adamante. Je suis sous le charme et je reviendrai demain. Un magnifique conte, écrit par une fée du genre ! Bisous !






cigalette 23/06/2011 16:32



C'est magnifique, superbe vite la suite bisous et merci



ABC 23/06/2011 09:48



Magique (et dire que sans savoir, pour samedi, mais chut, tu verras...)



Quichottine 23/06/2011 09:45



Une merveille, Adamante !


Merci à Toun d'avoir donné l'idée puis illustré ce conte.


Et merci à toi de nous l'offrir en partage... je serai là demain.



jill-bill.over-blog.com 23/06/2011 08:41



J'aime lire la naissance de la Terre, d'Adam, par tes soins... Clichés bien choisis, clin d'oeil à celui des joies de l'amour... Bon jeudi à toi Bizzzzz 



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  • Adamante
  • Comédienne, metteur en scène, diplômée en Qi Gong, j'écris, je peins.
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