19 novembre 2010 5 19 /11 /novembre /2010 14:14

Melle Nini a écrit une lettre à Amon suite au défi 42 des Croqueurs :

Mon humaine à moi 

     LES CROQUEURS DE MOTS

A la barre LILY 

Capitaine   TRICÔTINE 


Chers amis Croqueurs,

Melle Nini  vit chez Pimprenelle, mais si, vous connaissez Pimprenelle, elle vous rend visite régulièrement, et comme elle n'a pas de blog et que mon humaine de compagnie l'apprécie, eh oui, Pimprenelle est aussi conteuse, elle a décidé de la publier dans sa boite à rêves.

Comme j'ai donné mon accord pour porter à vos yeux cet échange épistolaire, je vous demande de l'accueillir avec tout l'enthousiasme que vous savez témoigner quand quelque chose vous plait. Et là, sans trop m'avancer, je suis certain que ça vous plaira !


Amon dit Mamon (on s'y fait vous savez aux surnoms idiots)


P.S.  Certains d'entre vous se sont inquiétés au sujet de la poudre noire dont Elle use, je les rassure, ce n'est pas celle des pistolets ni celle du café lyophilisé (beurk!) non, c'est un mélange de céréales torréfiées qui n'est pas au goût de tous, mais bon...

 

 

 

Cher Amon Râ,

 

J’ai bien lu ton courrier La concernant.

J’ai entendu rire, Mon Humaine à moi était devant cette drôle de machine qu’Elle appelle son ordinateur. Elle ronchonne toujours après, mais Elle est devant pour lire les nouvelles et répondre. Lorsque je l’ai entendue, j’ai voulu savoir de quoi il retournait. Elle n’est pas gênée, Elle avait ouvert mon courrier !

 

En premier lieu, j’ai vu ta photo et je te trouve super, tu es beau comme un dieu. Tes yeux ressortent bien dans la couleur de ton pelage. Tiens, je ne crois pas être une vieille frustrée, mais j’aimerais bien y glisser mes pattes de chatte, t’inquiète pas, je ne te ferai pas d’avances, d’ailleurs je suis dans le même cas que toi, je pense, ce qui n’empêche pas l’amitié.

 

Dis donc, tu as une vie de roi. Mais j’avoue que la mienne n’est pas mal non plus, dans un autre genre. Toi, c’est fauteuil au singulier, moi c’est pluriel. Bon au début c’était comme toi, mais j’ai joué de la pupille et de ronrons aux bons moments et j’ai eu gain de cause : je me suis accaparée Son fauteuil sur lequel, Elle aussi, a mis une couverture, moi, je ne patoune pas, Elle dit que je tricote. Maintenant que j’ai le droit, j’ai changé de fauteuil ! Oui, je le fais pour bien marquer que chez Eux, je suis chez Moi. Et, il y a aussi le fauteuil près du poêle, car il y a un poêle. Si tu savais, c’est une merveille. Si j’ai un peu froid, c’est là que je vais.

 

Moi, la cuisine, pas de problème, je sais seulement qu’Elle ne veut, absolument pas me voir sur les meubles. J’ai quand même droit au dossier de la banquette. Je lui ai fait comprendre que de là, j’ai une vue imprenable sur le jardin. Bé, comme je n’ai pas le droit aux meubles et que l’évier est sous la fenêtre … Il faut bien se débrouiller.

 

Le rituel café, c’est Lui, Elle c’est tisane !

 

Mon nom est venu par hasard. Je suis arrivée chez Eux, juste après leur anniversaire de mariage et Elle a dit : ce sera Anniv’. Tu parles d’un nom ! C’est vrai qu’il y a des moments où je me pose des questions sur ses neurones. Et Nini s’est imposé. Non, pour Elle, c’est même, Mademoiselle Nini. Tout cela parce que je sors la nuit et que parfois je rentre très tard. Alors Elle dit que je suis sa lionne des boulevards. Je n’ai pas encore tout compris, je compte sur toi qui est Grand parmi les grands pour m’expliquer.

 

Connais-tu la vie en liberté ? C’est F o r m i d a b l e. L’ennui, c’est que maintenant portes et fenêtres sont fermées trop souvent à mon gré. Je suis obligée de passer par le sous-sol et de cogner à la porte. Et là, c’est l’enfer, lorsqu’il pleut, Elle veut absolument m’essuyer les pattes et j’ai horreur qu’on y touche. N’empêche, le régime, je ne connais pas.

 

Chez moi, c’est comme chez toi, c’est calme. L’ennui, c’est quand Elle se met à parler toute seule. Bon, j’ai compris qu’elle met ses idées en place en vue d’une racontée. Au début, j’ai été un peu surprise car le ton n’est pas toujours le même, parfois, je me dis même : tiens Elle est en colère. Mais non, c’est cette drôle de chose qui lui trotte dans la tête.

 

Amical miaou d’une campagnarde

 

Mademoiselle Nini

 

14 novembre 2010 7 14 /11 /novembre /2010 13:00

 

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Pour répondre au souhait de la Petite Fabrique d'Ecriture qui fut une de mes premières communautés,  j’ai choisi de me présenter avec cette poésie, déjà publiée sur mon blog le 12 janvier 2010, qui va à l’essentiel de mes aspirations, un petit tronçon de mon chemin chemin de vie :

 

Vivre libre

 

 

Je ne veux que le vent et l’espace

La mousse au hasard de mes pas

Rien que la nuit noire

Sans plaintes ni soupirs

J’ai besoin d’infini sous les projecteurs de la ville

Sous l’œil des caméras du monde civilisé

Je refuse l’espionnage préventif

Je ne veux pas de protection

Je refuse la cage de la tutelle sociale

Je veux boire la liberté de l’air

Vivre mon âge adulte en conscience

Je revendique la liberté absolue de pouvoir risquer ma vie

Le droit de mourir au hasard de mon aventure

De refuser la peur distillée en images

Je veux vivre libre

Je veux vivre.

 

Adamante

 

 

1 novembre 2010 1 01 /11 /novembre /2010 08:30

A la barre Jill Bill

 

  LES CROQUEURS DE MOTS - DEFI 41

 

 

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C'est le chocolat

C'est le chocolat qui met

Mon âme en émoi


 

Eh oui, en Amérique latine, les dames prises de chocolat comme d'autres le sont de leurs vapeurs, avaient obtenu de la sacro sainte institutuion la permission d'interrompre la messe pour s'abreuver de la divine boisson.

Alors, curieuse, j'ai voulu savoir quelle était cette boisson divine.

J'ai trouvé des recettes, je les ai essayées, et je vous livre le secret de ces Dames et de ces Messieurs, curé en tête, accros à la dive recette.

 

Dans un bol mélangez

4 cuillères à soupe de pur chocolat noir en poudre auquel vous ajoutez des épices :

- cannelle

- muscade

- 4 clous de giroffle

(ou 1/2 cuill. à café d'épices à pain d'épices)

- une pointe de piment langue d'oiseau ou piment frais


Délayez pour faire une pâte

Incorporez  à 75 ml d'eau fraîche dans une bouteille en verre.

Secouez et placez au frigo.

Oubliez jusqu'au lendemain minimum.

 

Si vous avez besoin d'un coup de fouet, dégustez en apéritif.

C'est délicieux par temps chaud.

 

Quand on a goûté on comprend ces Dames.

 

Pour les amateurs d'apéritif alccolisé (attention vous savez le reste...) vous pouvez rajouter dans votre verre une dose de rhum blanc.

C'est pas mal non plus. Hic !


Voilà. Bien qu'ayant entrefermé mes volets sur les défis, je ne pouvais garder pour moi une telle recette... sans sucre ajouté !

 

Allez, levons notre verre au chocolat !


Adamante

 

 

 

 

10 octobre 2010 7 10 /10 /octobre /2010 19:23

 

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Désormais nombre d’hommes pensent

Ô grands dieux, que nous arrive-t-il ?

L’homme philosophe

Tous aux abris !

Voici un déluge de mots savants

Réservés à l’élite

Mais totalement abscons.

Adieu Platon

La petite caverne des élus

Règne sur le monde des esprits éclairés

Dans des souterrains de savoir,

La masse est si méprisable.


L’homme laisse sa marque dans l’histoire

Regardez tous ces bâtiments

Construits en honneur de tant de gloires

De tant de boucheries

De tant de perversions

C’est beau

L’homme crée

Ô merveille !

Il a pondu un œuf

Il le couve jalousement

Il le protège

Ce qui le menace n’a qu’à crever,

Il le défend.


L’homme est curieux, il est intelligent

Il a découvert la radioactivité

Il est le plus grand

Il est le plus fort

Il est à l’image de Dieu

Il laisse désormais une trace indélébile sur la terre

Pire que chiures de pigeons sur ses beaux bâtiments

De quoi détruire le monde

C’est pas fort ça ?

L’homme est puissant !


Et puis l’homme a l’esprit ouvert

Monsieur et Madame Michu

S’expriment enfin journellement à la radio et à la télévision

Ils donnent leur avis sur le monde

C’est carré, spontané, sans appel

C’est important tout de même d’écouter leurs voix.


L’homme peut aussi, être instruit

Une pensée complexe s’installe alors dans ses livres

Infiltre ses salons

Une poignée d’intellectuels au langage savant

Pénètre cette enceinte jalousement gardée

On y pérore, on y discute, on y brille

On s’y fait plaisir

On y étale sa culture

On y parle de tradition en faisant honneur au bon vin

On a compris et c’est merveille.


Mais il arrive que parfois, à la télévision,

Après que Madame Michu

Se soit exprimée sur ces « saloperies de pigeons »

Et que Monsieur Michu ait exprimé sa colère par un

« Casse-toi, pov’con ! » teinté de rage

Il arrive donc qu’il y ait un miracle.

Oui, un miracle !

Une ode à la simplicité.

Fait rare qui mérite d’être relaté.

 

J’ai ainsi découvert un jour,

À la télévision

Quelqu’un que j’ai reconnu comme « un maître »

Oui, un sage ! Un philosophe.

Pas de grands discours

Pas de décorticage savant

Pas de colère

Pas fulmination

Pas de fatuité

Non !

Juste un sourire, un éclat

Une sérénité

Ce maître était une petite mamie

Toute simple, adorable

Avec ses mots de tous les jours

Compréhensibles par tous

Avec un regard de soleil

Qui en rayonnant vous rendait meilleur.

Elle répondait au reporter,

Touché par sa pureté sans doute,

À une question sur la valeur de sa vie, loin de la ville

Loin du progrès

Et elle disait :

« Avec mes chèvres, je suis heureuse

J’ai du plaisir à les regarder manger

À les accompagner dans la montagne

Elles m’apprennent tant de chose !

À découvrir chaque matin le lever du soleil

À profiter simplement des saisons, de la nature

Je fais mon fromage, je cultive mon jardin,

Je vis au rythme du vent, de la pluie, de la neige,

Je profite du soleil

Je n’ai besoin de rien de plus ! 

J’aime cette vie, elle me suffit, je la comprends

Je m’y sens à ma place. »


Je traduis bien mal sa spiritualité 

Je la trahis un peu je crois,

Mes mots, en s’insurgeant contre la bêtise, m’en éloignent.

Ils sont trop empreints de colère encore.

Le détachement n’est pas toujours au rendez-vous.

Aurais-je besoin d’un troupeau de chèvres

Pour pénétrer les arcanes de cette sagesse ?

Ne garderais-je que la forme, en occultant le fond ?

Aucune forme ne m’a jamais satisfaite

L’instant qui passe me le rappelle sans cesse.

J’ai fui tous les troupeaux rassurés par des rails.

Mais ces paroles, ce visage, m’accompagnent,

Me précèdent, je tente de les suivre

Comme on suit la voix du vent

D’en respirer la vibration

D’en acquérir le respect pour tout ce qui vit,

Pour tout ce qui vibre,

Et à qui je reconnais autant de légitimité que moi

À profiter de la Terre

Je suis consciente aussi de n’en avoir pas totalement saisi l’essence

Pour me dire : « je me sens à  ma place ».

 

©Adamante


10 septembre 2010 5 10 /09 /septembre /2010 10:32

 

Clin d'œil chat ada-copie-1

 

 

Allez, aujourd'hui on se  fait le jour en sifflant 

parce ce que c'est gai

parce ce que c'est la vie

parce ce que ça a du goût

parce que le soleil

ne disparaîtra jamais

pour ceux qui refusent de subir

un monde qui les dépasse

et parce que nous aurons toujours

LA LIBERTE DE PENSER !


                                                                     Adamante



 

7 septembre 2010 2 07 /09 /septembre /2010 20:30

 

Ce texte n’est pas une coquetterie, c’est un exercice de style qui résulte d’un choix délibéré d’écriture poétique. Par l’utilisation d’expressions populaires et l’usage de la contraction des mots, j’ai voulu lui donner un goût rude de terroir afin de renforcer l’idée de la simplicité.

C’est un texte de sous bois, un texte brut au parfum d’humus et de racines.

Un texte végétal qui, je l’espère, aura un écho sur la fibre primitive rabougrie en chacun de nous. Car l’homme, à force de se croire au-dessus de tout, finit par se retrouver en dessous.

Adamante

 

Demain la fete

 

T’es là , tu t’plains, t’as peur.

Dis, tu crois pas qu’tu pousses

A gémir sur ton sort,

Alors qu’le vieux là-haut

Y’s tape à lui tout seul

Tout l’poids d’la création ?

Avec toutes les âneries

Qu’les hommes ils lui ont fait,

Tu crois qu’y s’demande pas

Pourquoi qu’tout ça arrive,

Qu’y s’sent pas responsable

Vu qu’cest lui qu’y a créé ?

 

Mets-toi donc à sa place

Tu verras si c’est drôle.

J’t’imagine dans sa peau

Sûr, tu nous f’rais une crise.

Arrête tes jérémiades,

Mouille donc un peu ta ch’mise,

T’as pas grand-chose à faire,

T’as juste à la fermer,

Et à r’trousser tes manches

Pour ramer sur le sable,

En attendant qu’y ait d’l’eau.

 

Laisse tomber l’attirail

À honorer l’bon Dieu,

Y roupille dans son coin,

En attendant qu’ça s’passe

Tellement qu’cest ennuyeux.

Pendant qu’tu brames tout seul

Dans l’noir, au fond d’ta piaule,

À glander sans rien voir.

Tu vois pas qu’t’es tout seul, 

Ou c’est-y qu’t’as trop bu ?

 

Dehors y a du soleil,

Pendant qu’tu joues l’endive.

 

L’bon Dieu, y a pas à dire,

Y préfère la campagne,

Y préfère les p’tits ch’mins,

La boue et les cailloux.

Toi y t’causera jamais

Si tu chougnes sur ton sort,

À l’inonder d’prières

Ramollies par tes larmes.

 

Y préfère ceux qui bougent

La ch’mise trempée d’sueur

Et toute raidie d’poussière.

Ceux qui attrapent la vie,

À bras l’corps, sans détour,

Et qui lui font honneur

En chantant pour sa gloire,

Une belle chanson à boire

Plutôt qu’tous ces cantiques.

 

Et pourquoi qu’t’irais pas

T’rouler dans la poussière

Et tout comme les cochons,

Sentir le goût d’la terre ?

Pas de honte à avoir

À honorer la pluie

À saluer l’soleil

En gueulant : « j’suis en vie ! »

En s’vautrant dans les herbes,

Qui sont les ch’veux d’la Terre.

 

T’as peur du ridicule,

Et c’est comme ça qu’tu l’es.

Ridicule à pleurer,

Avec toutes tes manières

De tordu évolué

Qui nous foutent la misère,

Partout où qu’y a des gens

Qu’aiment pas les artifices.

 

Là, tu veux que j’te dise

Le fond de ma pensée ?

Avec tout leur pognon

Y sont dégénérés,

Des accidents d’la vie,

Faut pas leur ressembler.

Y faut les fout’dehors

À grands coups d’pied où j’pense !

 

Cette sorte de puit sans fond,

C’est jamais satisfait.

Et plus c’est qu’ils amassent,

Et plus c’est qu’ils en veulent.

Ça tuerait père et mère

Pour avoir un peu plus.

Mais là ils tuent la Terre

Ils lui arrachent la vie,

Pour faire des bénéfices,

Pour gonfler leurs profits.

 

Faut-y qu’tu sois aveugle

Pour ne pas remarquer,

Qu’ils nous coupent la branche

Où c’est qu’on est posés.

Ils n’ont plus l’sens commun,

Où ils l’ont jamais eu.

Ces  malades de la Bourse,

Y crèveront d’leur cancer.

Leur place, moi j’la leur laisse,

J’m’y sentirais trop mal.

J’préfère le goût du miel

Et l’parfum des sous-bois

À ceux de leurs palaces.

 

La Terre n’a pas b’soin d’eux

Et quand elle se soulève,

Quand elle crache sa colère,

Ça peut paraître injuste.

Elle détruit ceux qui souffrent,

C’est p’t-être bien qu’elle les aime

Pour les emmener comme ça,

Par fournées gigantesques,

De l’autre côté d’la vie,

Pour leur offrir la paix,

Celle qu’ils n’ont jamais eue.


Tandis qu’tous ces rapaces

Planqués dans leurs bunkers

Y s’protègent de la mort

Parce qu’ils en ont peur.

Y essaient d’l’éviter

En amassant des choses,

Rien qu’pour se rassurer.

Mais elle leur colle aux basques

Et plus c’est qu’ils amassent

Et plus c’est qu’elle leur colle.

Elle les quittera jamais,

Et y crèveront c’est clair,

Sous leurs tonnes de pognon,

Aussi vides qu’un trou d’air.

 

C’est-y donc qu’t’as compris

Qu’il faut qu’on les arrête,

Et qu’c’est pas en geignant

Qu’on pourra y’arriver ?

L’bonheur, on y a tous droit,

Y tient en très peu d’choses,

Pour eux c’est encore trop.

 

C’est qu’la vie, ces gens là,

Ils l’ont jamais connue.

Ils connaissent que la mort

Qu’ils sèment tout autour d’eux.

Ils sèment ce qu’ils sont,

Y a pas à les envier,

Y a juste qu’à leur dire « non ! »

Et à les arrêter.

 

Tout c’qui disent c’est du vent,

Y font rien qu’à mentir,

Faut pas les écouter.

Y en a toujours pour eux

Quand y gagnent plus qu’la veille,

Y en a jamais pour nous,

Et y en a jamais eu.

Révise donc ton histoire,

Tout c’qu’on a obtenu,

C’était jamais possible

Et pourtant on l’a eu.

 

Faut arrêter d’pleurer

Sur quèqu’chose qui existe,

Alors qu’ils brament partout

Que ça n’existe pas.

Faut savoir dire : « je veux ! »

Et alors on aura.

 

Pour la Terre, c’est pareil,

Ils vont la faire crever,

Et c’est pas dieu possible

Crois moi, d’les laisser faire,

Sans devenir pire qu’eux

C’qui s’rait pis qu’la misère.

 

Faut pas qu’on tue l’espoir,

Faut pas qu’on tue l’soleil,

Faut s’accrocher à eux

Comme à une bouée d’sauvetage.

 

Et crois donc c’que j’te dis :

Demain ça s’ra la fête

Demain ça s’ra nouveau,

Demain on entendra

Murmurer les ruisseaux

Et chanter les abeilles,

Dessous un ciel tout bleu

Où c’quon s’tiendra tout nus

Sans attraper la honte,

Heureux d’être comme on est

Comme c’est qu’on nous a fait

Libres comme des oiseaux

Aussi solides qu’une pierre

Et vivants comme jamais !

 

© Adamante

 

 

hommage à Sergio Ortega   (un chant de circonstance)

 

Lettre de Babeuf à sa femme-23 juillet 1789 (une affaire de mœurs)

 


 

Je vous remercie par avance de vos commentaires. Ne m'en veuillez pas si je n'y apporte pas systématiquement de réponse (le temps...). J'y répondrai en vous rendant visite.

Amitiés et à bientôt chez vous.

 


23 août 2010 1 23 /08 /août /2010 19:25

 

 

Certains remontent le courant, on se croise...

 

croisement.gif

 


 

VACHE PORTRAIT ADA 283

Gueule d'amour aurait adoré.

 

 

Prochain pont, il n'y a pas intérêt à rester debout,

ça passe juste, mais ça passe !

Ouf on a échappé à la place de Grève, d'ailleurs ce n'est pas sur le chemin ! Vive la République !

 

1-rester-assis-copie.gif

 

On est toujours les rois, tout s'efface à notre passage.

Le pont à roues nous aperçoit et remonte gracieusement

dans les airs sous le regard émerveillé des passants qui continuent

de nous regarder passer et sous celui moins amène des automobilistes

à qui on vient d'enlever la rue.

 

le-pontaroue.gif

 

Bassin de la Villette, nous sommes arrivés.

Au loin, la rotonde, ancien pavillon des gardes d'octroi de l'enceinte des Fermiers Généraux construit par Ledoux en 1784.

Demi-tour pour se mettre à quai et nous permettre de continuer à pied.

On nous accueille avec les grandes eaux, c'est l'apothéose,

il ne manque plus que les feux d'artifices.

Mais il y a bien trop de soleil !

 

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C'est fini !


22 août 2010 7 22 /08 /août /2010 20:00

Pantin, le 21 août 2010, le soleil est enfin au rendez-vous.


Nous prenons le départ, direction le Bassin de la Villette.

Nous empruntons l' escabeau plus ou moins scabreux pour nous hisser sur le bateau.

Nous sommes bien décidés à en profiter une dernière fois avant que la navette vacancière ne reprenne ses quartiers d'hiver.


C'est parti, nous laissons derrière nous la péniche du théâtre du Fil de l'Eau, accompagnés par le ressac des vagues générées par notre passage.

Certains s'enferment,  nous, nous décidons de braver vent et soleil en dominant le canal, sur le toit du bateau.

"Je domine donc je suis !"

 

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La vie est belle, on se croirait presque au bord de la mer.

Arrivés au niveau des anciens moulins à farine de Pantin,

très bien réhabilités par une banque (pas de publicité ici svp!)

on décide de passer sous un bus... aujourd'hui on ne se refuse rien  !

 

ancienmoulins.gif

 

On croise la Géode, sur la pelouse, ça bronze, ça joue, ça danse et fait des cabrioles et ça nous regarde passer !

C'est encore un peu l'été, la journée la plus chaude.

On en profite comme des voleurs !

 

la-geode.gif

 

Un peu plus loin, barrage ou passerelle pour piéton,

tout dépend de la voie choisie : l'eau ou la terre.

"Sésame ouvre-toi !"

On attend que l'on nous ouvre le passage.

Rien ne nous résiste, on est les plus forts, carrrrramba !

 

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20 août 2010 5 20 /08 /août /2010 19:38

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Merci à  SNOW BELLE GUEULE DE VIE  de m'avoir accordé

cette photo de la grotte des  Buttes Chaumont pour illustrer mon texte.

 

 

 

 

Un monde de douceur, une petite planète où l’esprit se repose, un petit enclos au cœur de la tourmente, tout autour d’elle : l’orage.


En elle, le sourire, la confiance, elle se tient à la source des sources, l’immobile vibration est là. Elle est redevenue l’enfant solitaire dans son domaine inviolable. Le parc et l’horizon lui disent et lui redisent encore qu’elle existe et que demain elle sera.

 

Entre rhododendrons et marguerites, la magie de la nature étanche sa soif de tendresse ; que de morts sur le chemin, que d’affection dans les cimetières.

 

L’entourage de l’enfance a rendu l’âme, le passé n’est qu’un chewing-gum desséché sous la semelle d’une chaussure, il colle et ne représente plus rien, s’en débarrasser au plus vite et ne conserver que le vivant.

 

Entre éclairs et grondements de tonnerre elle parcourt un no man’s land de paix. Le vent est son allié, il exprime sa nature profonde, créatrice, sans concession.


La liberté explose, la culpabilité est anéantie par le feu qui transperce la terre et la recharge.

 

L’univers est un Tout dont elle se sent partie, chaque pensée, chaque parole est agissante.

 

Le feu se propage d’un astre à l’autre, certains ne sont que le reflet de la lumière d’un autre, mais ils brillent et transmettent  la lumière, c’est cela la vertu.


Tout concerne tous dans la chaîne infinie de la vie, c’est cela être partie agissante de la multitude.


 

"Elle" ©Adamante


 

9 août 2010 1 09 /08 /août /2010 07:30

 

 

 

Défi n° 35  CROQUEURS DE MOTS

le-defi

TRICOTINE


Vous êtes une Oeuvre en cours d'écriture racontez vos états d'âmes avant que ne soit écrit le mot "FIN"


A l'abordage ! Que l'œuvre s'exprime ou qu'elle se rende !


 52085529 p

 

 

Je suis là et j’attends. J’attends.

De toute façon je ne vois pas ce que je pourrais faire d’autre.

 

Elle m’a plantée là, à peine saluée. Elle avait écrit son titre, deux ou trois lignes laborieuses quand le téléphone à sonné. C’était sa copine qui broyait du noir quelque part dans sa chambre de bonne du 16ème.  Le truc sans eau, avec wc sur le palier, qui vous coûte la peau des fesses pour un confort spartiate.

 

Vous allez me dire que ça ne me regarde pas. Sauf que, si je devais témoigner de tout ce que j’entends au lieu de tout ce que l’on veut me faire dire, quand on y arrive, parce que là c’est pas gagné, eh bien on en apprendrait des vertes et des pas mûres.

 

La copine chougnait au téléphone, son mec s’était barré avec des potes et l’avait plantée là pour le week-end. Vous allez me dire encore une fois que c'est pas mes oignons, mais quand on connaît le mec y a vraiment rien de surprenant, quand on connaît la copine aussi d’ailleurs. Les filles, c’est toujours pareil, à croire que quand elle sont amoureuses elles voyagent avec des lunettes noires de jour comme de nuit.

 

Pour en revenir à elle, après m’avoir promenée d’un bout à l’autre de l’appartement, en remontant le moral à l’autre frapadingue -qui, ça reste entre nous et je vous jure que c’est vrai, rêvait de faire Saint Jacques à pied, à la condition qu’elle ait un bon matelas tous les soirs parce qu’elle a mal au dos-  elle, elle m’avait larguée sur le tabouret de la cuisine, juste à côté de la poubelle. Tu parles d’un lieu ! Comme elle oublie une fois sur deux de descendre les ordures, il émane de là odeur peu ragoûtante.

 

Ok, j’ai rien dit, je sais me tenir, mais vous avouerez qu’elle fait fort parfois.

Après, elle se plaint si par hasard y a des taches. Enfin !

 

Quand elle aura fini de prêter son oreille, je devrais dire sa demi oreille, à l’autre frappée on pourra voir. En attendant elle a pris sa position "handicap", le téléphone  coincé  à la tête par l'épaule, afin d’avoir les mains libres pour se tartiner une galette de riz avec purée d’amande et miel, bonjour les kilos et les regrets. Après ça elle viendra pleurer qu'elle a mal aux cervicales.

 

Soit dit en passant, je doute qu’elle soit très attentive, je sais qu’elle pense à autre chose car elle ne cesse de ponctuer par  des « hum hum » les propos de la givrée qui, n’écoutant qu’elle, ne s’en aperçoit même pas.

 

Elle a fini sa tartine et elle se remet à arpenter son territoire.  Sûr que tout à l’heure, elle va me chercher partout en râlant. J’ai l’habitude, c'est une tête de linotte  et c’est toujours le même cinéma.

 

Qu’est-ce que je disais ! Elle a dû raccrocher et elle me cherche. Dommage que je ne sache pas siffler, j’ai jamais su, inutile de regretter c’est foutu.

 

Je l’entends qui s’éloigne, « tu gèles ma grande ».

La porte de la chambre claque, elle commence à s’énerver, ça remue avec véhémence dans le bureau et sur les étagères. Moi, je suis zen, elle finira bien par me retrouver.

La voilà, elle pousse un « Ah tu es là! » et m’attrape sans ménagement. Qu’est-ce qu’il ne faut pas endurer lorsque l’on est corps et âme voué à la culture.

 

Elle m’embarque, prend une BD, me colle dessus, s’assoit et les pieds croisés sur le bord de la table elle se remet au travail. Ça a peine à démarrer, puis ça se met à cavaler, elle immortalise l’histoire de sa copine, elle y va au vitriol et là c’est pas de la science Hermétique, c’est du ras des pâquerettes par un été flamboyant et feu de forêt garanti en Corse ou en Grèce.

 

Je te dis pas ce que l’autre lui a raconté pendant que je poireautais sur le tabouret près de la poubelle, la vache ! J’ose pas répéter.

 

Elle me le ressert une seconde fois à haute voix, avec intonation et tout, elle sait que j’adore ça !  Je ne peux pas dire, il lui arrive parfois d’avoir quelques égards et c’est bête, mais ça me touche. Je lui pardonne tout, je suis comme ça, je ne vais pas me refaire.

 

Pendant que je lui pardonne le tabouret et les odeurs, elle me colle un point final qui me laisse un peu hébétée et tout soudain elle me classe dans sa bibliothèque avec les autres qui attendent un éditeur.

 

Bon si par hasard vous en connaissez un, soyez sympas, pensez à moi, ça manque d’air dans ce coin là.

 

 Signé : l’œuvre au noir.

 

©Adamante

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  • Comédienne, metteur en scène, diplômée en Qi Gong, j'écris, je peins.
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