1 août 2010 7 01 /08 /août /2010 09:06


Vous pouvez le voir ce petit escalier et découvrir les autres participations chez :


Juliette - PAPIER LIBRE

 

 

 

      herbes2.jpg


Petit

Tout petit escalier de pierres

À l’assaut de la prairie

Toi qui es grand

Tu le regardes

Sans bien comprendre

Le Lilliputien t’intrigue

Mais rappelle-toi l’enfance

Descends de quelques centimètres

Que vois-tu ?

Qu’entends-tu

De grandes herbes et fleurs des champs

Pépient et dansent tout là-haut

Quelques fourmis qui s’aventurent

Et puis des chants

Des rires

Des murmures

Le petit peuple de la forêt

Ce matin ramasse des mûres.

 

©Adamante


31 juillet 2010 6 31 /07 /juillet /2010 18:37

DEFI N° 34 

RUCHE DE BEAUX MOTS

 

 

 

dessin-ada-.gif 

Par Dédé de Barbès pour « la gazette du loup yétu ». 


 

Le père un soir s’est fait la paire

Artisan pourtant hors de pair

Pour n’avoir pas mis son travail au pair

Auprès du Père abbé pétri du Notre Père

Qui l’avait engagé pour refaire l’escalier de la sacristie

Il fut immédiatement déjugé par ses pairs

Et voilà : son travail il perd.

Il en eut la tête à l’envers, le père

Alors il pensa à Anvers

À son port, ses bateaux, sa bière, ses tripot

Il n’eut plus le cœur à l’ouvrage le père

Il eut au cœur un goût de mère amère, le père

Lui pourtant si bon père abandonne les siens

Sans même en avertir le maire

Sans en parler à ses adjoints

Le père un soir quitte la mère

Il prend la mer et part au loin

La mère gémit

Les enfants pleurent

Et voilà qu’au foyer détruit

La faim s’installe et le malheur

Fin du bonheur c’est la misère.

Malgré les prières de la mère

De l’aîné et du petit frère

Jamais on ne revit le père

La mère au désespoir fut de la revue

Lasse de faire chaque soir

La revue des défauts du père

Elle passa un jour en revue

Toutes ses qualités de mère

Elle découvrit qu’il lui restait des charmes,

Et pour monnayer ses attraits

Pour faire manger la maisonnée

Elle se fit embaucher pour gagner quelques sous

Dans une revue nue, qui passait par chez nous

Une troupe de théâtre itinérante

Qui avait installé ses tréteaux sur la place

La revue municipale, sous la plume du maire

S’indigna,  protesta, en paroles austères

Et sur quatre colonnes elle en fit ses choux gras

Titrant :

« la mère dénaturée abandonne ses enfants à la rue

   pour danser nue dans une revue»

Nul mot quant au père parti faire le tour de la terre

Elle l’eut amer la mère qui vécut cet enfer

On lui avait jeté la pierre en la traînant plus bas que terre

Quelques années plus tard la mère

Quand elle revint au pays

Avec au cou, aux doigts, partout, des pierres

Brillant de mille feux et pétillant d’éclats

Chacun devant elle alors s’inclina et en tout premier lieu le maire

Moralité : les diamants sont éternels.

 

 

©Adamante        

 

 

26 juillet 2010 1 26 /07 /juillet /2010 07:00

 

P1060360lune diffuse copie


Discrète

Voilée de brume

Suspendue aux étoiles

Tu regardes vers moi

Tes mots de silence

Tes murmures

M’apaisent

Je contemple ta nuit

Je rêve du passé

Ma main

Si petite

Perdue

Dans celle

Si grande

De mon père

Jupiter

La Grande Ourse

Orion

La Voie lactée…

Un collier de mots

Ronds

Tout ronds

Comme toi

Pour toi

Perles de souvenirs

Parure de la nuit

Où les enfants sont rois.

 

                                                                 ©Adamante


 

CROQUEURS DE MOTS

 

Défi  proposé par  NAT

 

12 juillet 2010 1 12 /07 /juillet /2010 07:00

 

COMMUNAUTE CROQUEURS DE MOTS

 

 

 

* vous pouvez utiliser "vacance" au singulier ...

 

 

J'ai donc fait le choix de la vacance plutôt que des vacances.

 

 

Vacance

OuvertureVacuité

L’espoir d’un envol


Do, de sang et de feu

Mouvement du Yang étincelant

Force de vie plein Sud

Rouge cri de l’été en joie

 

Ré, certitude

Maîtrise et équilibre

Orange sérénité

D’un esprit pacifié

 

Mi, fluidité

Pensée jaune terre

Centre humide et doux

D’un été qui se prolonge


Fa, croissance

S’élève et s’étend

Vers l’Est généreux

Vert printemps

Le bois monte à l’assaut du ciel

 

Sol, conquête

Bleu lumière d’une épée

Rectitude et purification

 

La, mystère

Yin améthyste et indigo

Nuit primordiale

L’eau et le froid

Au ciel de l’Ouest en Hiver

L’inné porteur du souffle

Diffuse sa quintessence

 

Si, en souffle

Blanc métal

Le ciel du Nord en automne

Maître de la voix

Flux et reflux qui rythment la vie

 

Vacance

Fusion des éléments

Circulation intense de notes arc en ciel.

 

Adamante 

 

6 juillet 2010 2 06 /07 /juillet /2010 12:45

 

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Histoire à quatre mains par Adamante et Églantine.

Le début chez moi, la fin chez Eglantine.


 

 

 L’heure du pastis à Marseille...
 
 
On raconte qu’à Marseille, juste en face de l’endroit où la sardine avait bloqué le vieux port, il y avait un café qui portait le même nom, en souvenir du jour mémorable où l’histoire était arrivée.


C’est là, qu’un soir, Ange, alors jeune et beau garçon, avait fait la rencontre de la femme de sa vie. Marius, un lointain cousin à lui, jovial, les cheveux poivre et sel, était, comme à son habitude, attablé devant un pastaga.
 


Dans un coin de la salle, la télé parlait toute seule. Madame Honorine était en train de nettoyer le zinc tandis que Ferdinand, le patron, discutait avec quelques habitués qui tapaient la belotte à une table voisine.


Une jeune comptable, Fanny, faisait les comptes de la maison près du comptoir, non loin de la porte des cuisines.
 
Marius avait interpellé Ange alors qu’il passait la porte !

 
-       Vé ! Adieu minot ! Comment vaï aujourd'hui ? T’as l’air tout ensuqué !
 
-       J’suis parti à l'arrache ce matin, j'avais vraiment pas le temps de m’escagasser, j’étais tout fangoule ! Couché trop tard à cause du papé, il est parti en biberine toute la nuit, ce matin, il était tellement déquerre, qu’il retrouvait plus la maison, j’ai été obligé de le ramener !
 
Il s’était assis lourdement sur une chaise.
 
-       Allez, va te coucher, t’es tout mouligasse, demain tu pourras pas te lever, t’auras les yeux bordés d'anchois pour attraper la rascasse, Tronche d'api !
 
 
Ange avait fait un vague geste de la main, pour chasser l’idée.
 
-       Et autrement, on fait quoi ce soir ?
 
-        Ce soir, je vais au ballon !
 
Il avait jeté un œil distrait sur la télé.
 
Ange regardait Fanny avec l’air de pantailler. Marius lui avait fait un clin d’œil.
 
-       Elle est bien tanquée la gadji, là-bas, hein grand fada !
 
-       Je la bade sévère, c’est pas une galéjade !
 
-       Bellastre va ! C’est vrai qu’elle est bombass
 e, ah si j’avais 20 ans, moi je resterais pas là à jouer les guinchos ! 

 
Ange avait tenté de détourner l’attention de Marius vers la télé ou le maire causait dans le micro.
 
-       Vé ! le maire est encore à la télé  à barjaquer ! 
 
-       Ô Bonne mère, tu me prends pour un jobastre, à venir me parler du blanquinas. Tu ferais mieux de t’arranger un peu, eh couillon, si tu veux lui proposer une soupe de langues à Fanny !
C’est pas le tout de faire le Baou-Baou !  Allez, je vais te faire une estouffade !
 
Il s’était tourné vers Fanny et il l’avait interpellée.
 
-       Eh Fanny, guêpe tes chiffres, tu vas être en vrac si tu continues comme ça, viens donc ici, boire un fly avec nous !



(...)   la fin  ?  c'est ici, chez  Eglantine


 

Et si cela vous intéresse... PARLER MARSEILLAIS

 


3 juillet 2010 6 03 /07 /juillet /2010 20:56

J'ai décidé de participer deux fois au  Défi n° 32 d'Abeille 50

Le thème  : " Symphonie Amoureuse "

RUCHE DE BEAUX MOTS

 

 

 

 

Une symphonie en bleus...

Signée : Magali Noël - Boris Vian


Une pure merveille, qu'il m'est arrivé, eh oui, de chanter sur scène !


Je dédie cette chanson à deux barreurs de talent :

   Abeille 50 de la Ruche

Dame  Tricôtine  & Farfouille (pour les chaussettes), de la Coquille de noix...

 

 

          
29 juin 2010 2 29 /06 /juin /2010 13:03

 

       Il est toujours préférable de rire des nos petits tracas !

 

 

 

Petit rajout du 1er juillet 2010:

 

En cas de mésaventure, ici vous avez tout :


- la  prière aux Dieux


- le mail de contact


 

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29 juin 2010-14h 03 : rien ne va, alors je mets en ligne ceci :

 

 

Depuis hier

Mais peut-être avant

Je ne vois plus les commentaires

Même plus d'info par mail émanant du Grand OB tout puissant !

Et je sais,

Mon petit mail me l'a dit

Vous m'en laissez (des commentaires) !


Me voilà donc coupée du monde

J'erre en un territoire désert

Seule à me dire abandonnée... (grosses larmes)

 


Alors j'ai fait une prière aux Dieux :

 


"Mais qu'est-ce donc qui se passe donc ici ?

 Y aurait-y grève au Paradis ?

 C'est-y donc qu'vous êtes tous partis ?

 En r'traite ou qui sait  en vacances !

 C'est-y qu'vous faites la mauvaise tête ?

 C'est-y que j'vous donnerais  trop d'peine ?

 En publiant trop qu'ça vous gène ?

 C'est-y  qu' vous pouvez faire quèquechose ?

Soyez sympas, dites-moi quèchose !

 


Alors, à moins qu'il ne viennent à dos d'âne,


Je devrais bientôt revenir à la civilisation.

 


Pour l'instant c'est plutôt :


Adamante ! Adamante ! Adaaaaaaaamante !

Adamante ! Allo!

Allo ! Allo !

Ola Adamanté !

Allo ! la Chadamante Allo !

Allooooooooooo !

Allooooooooooo !

Alloooooo ! Adamante ! Allooooooooooooooooooooooooooo


(...) Plouf ! le commentaire !!!!!


            

Précisions ajoutées en un second temp :

 

13 :59 J'adresse un mail


 

    De :      (là c'est mon email)
    Objet :     problème
    Date :     29 juin 2010 13:59:50 HAEC
    À :       support@over-blog.com

Bonjour,

Depuis hier je ne reçois plus les commentaires sur mon blog. Que se passe-t-il ? Pourriez-vous intervenir rapidement.

Adamante

 
15H43 Tout est rentré dans l'ordre.

                         

           TOUT EST BIEN QUI FINIT BIEN, DANS LA JOIE ET LA BONNE HUMEUR.

 

 

 

 

28 juin 2010 1 28 /06 /juin /2010 07:00

Défi n° 32 à la barre

NOUNEDEB

pour les

CROQUEURS DE MOTS


 


Vous connaissez la Creuse ?


Ne cherchez pas, l’air inspiré, comme si vous aviez oublié le nom quelque part dans un coin perdu de votre cerveau, je connais la réponse, alors dites-le carrément :

 

« Non je ne connais pas ! »

 

Ce que vous perdez braves gens, ce que vous perdez !

Alors je décide de pallier ce manque, et croyez-moi, la Creuse, moi je connais.

J’ai une racine là-bas, celle qui aime l’eau et l’herbe folle, qui sitôt coupée repousse comme une malade, à vous déprimer une tondeuse, l’autre préfère le maquis, le soleil et la mer... Inutile de développer !

 

Et pourtant, pourtant, la Creuse on en parle régulièrement à la radio. Elle est même devenue une blague pour signifier le « trou perdu de chez perdu », alors si on vous dit :


« Tu habites la Creuse ou quoi ! »


Réfléchissez par deux fois avant de réagir. Restez calmes, la colère est mauvaise pour le foie, le cœur et pire encore, et dites-vous, en votre for intérieur, que l’olibrius qui vous traite de Creusois est un inculte, une pauvre âme qui n’a pas vécu l’éveil, alors souriez-lui, en répondant :


« Oui, j’ai une maison dans la Creuse ! »  avec l’air réjoui d’un anachorète.


Car en Creuse, dont le slogan national est :

« la Creuse est encore un secret pour tout le monde ! »

Vous voyez comme on le revendique, en Creuse donc, il se passe régulièrement des faits-divers particulièrement divertissants.


La bonne Ville de Guéret, chef-lieu du Département, assez froide et un peu bourgeoise, a vu une nuit un bouc, notons le choix judicieux de la bête déjà rare en campagne, s’inviter dans une laverie du centre ville.

Comme il refusait d’en sortir, il avait contraint les gendarmes à intervenir.

Était-il arrivé là, après avoir trop bu, en sortant de la boîte de nuit toute proche ?

Nul ne sait !

Mais mon enquête ne porte pas sur cet individu égaré qui fit les choux gras de France Info, chaîne de radio qui vous entraîne gratuitement à apprendre par cœur les nouvelles, si par hasard vous décidiez de vous inscrire à « questions pour un champion ».

Vous savez comme moi que tout est possible !

 

J’ajoute à ce préambule qu’en Creuse, on a depuis toujours de beaux crimes non élucidés, de très beaux crimes qui font, de nos jours, la Une de l’info, sur la même chaîne d’information, qui abrite, j’en suis plus que persuadée, un nid de Creusois nationalistes.

 

Auteurs de romans noirs, je vous livre un secret.  

Dans le village de Lavaveix les Mines, entre Aubusson, capitale mondiale de la tapisserie, oubliée du monde, tant l’intelligentsia locale ignore ce que sont les mots : promotion et communication, réduisant ainsi à néant tous les efforts de Jean Lurçat, et Guéret, dont je vous ai parlé plus haut, vous aurez de quoi mener l’enquête et trouver matière noble à écrire plusieurs bouquins. Je vous garantis une mine « Agatha Christienne » non exploitée et un séjour bucolique à souhait, car la Creuse est certainement le département le moins pollué de France, et ça, de nos jours, ça compte !

 

Pour en revenir à mon propos, la Terre de Lavaveix les Mines, j’en suis convaincue, dégage une force pousse-au-crime maîtrisée généralement avec brio par ses habitants, ce qui les rend particulièrement respectables. Ceci dit en aparté, je possède non loin de là un refuge et vous comprendrez que je tienne à m’y assurer la paix. Cette force maléfique, tient-elle au fait que le sous-sol du village est sillonné par des galeries abandonnées depuis des décennies, à l’arrêt de l’exploitation houillère ?

Peut-être, que les esprits tourmentés de nombreux mineurs, jeunes, très jeunes parfois, ou vieux, qui ont succombé dans ses entrailles, cherchent à se venger de ce sort cruel qui touche immanquablement les exploités sacrifiés sur l’autel du profit.

Mais cela n’est que pure spéculation, filon à creuser, si les auteurs de romans noirs aiment à ajouter une once de mysticisme et de culture, sociale et anthropologique, à leurs écrits.

 

Après cet aperçu historique indispensable, revenons à nos moutons, je vous invite à me suivre dans la rue principale de Lavaveix les Mines.

 

L’histoire que je vais vous conter est réelle, comme tout ce qui se passe en Creuse et qui est relaté par la grande radio nationale des fêlés d’information.

Elle se passe en juillet.

 

Mimi, jeune et jolie, bien éduquée, tirée à quatre épingles avec un ravissant collier incrusté de faux diamants révélant sa nature fantasque, vient de sortir du bureau de tabac après avoir joué avec les numéros du loto de son papa. Après un bref coup d’œil à l’horloge, sans quitter le trottoir, elle s’avance pour son rendez-vous journalier chez la coiffeuse.

Comme elle est en avance elle décide de s’installer à la terrasse du bistrot, en face du salon. Elle salue le Docteur Ka qui arrive à son cabinet, Madame Bi, la pimpante boulangère, qui part faire sa tournée, minaude quelques menus propos avec la patronne qui lui offre son traditionnel verre de lait. Enfin elle traverse la rue, pile à l’heure pour son rendez-vous.

 

Elle vient faire dompter une magnifique crinière angora à faire pâlir de jalousie toutes les femmes du département. Elle sait que Madame Jo adore coiffer ces crinières sauvages qui révèlent des âmes à vous damner les saints. Elle est aussi au fait de ce qui se fait à Paris, et le salon de Madame Jo n’a pas ce côté « mémère » que l’on peut craindre à la campagne. D’ailleurs, sur Madame Jo, les années n’ont pas de prise et elle vous donne un petit air si Parisien au salon que les Messieurs, jeunes ou vieux aiment venir s’y rafraîchir le cœur et l’âme en même temps que la tignasse. Quant aux dames, elles ressortent de là satisfaites, chacune trouvant coiffure à sa tête, dans une ambiance joyeuse ce qui ne gâte rien.

 

Les soucis, les peines, les chagrins, Madame Jo les planque sous ses plaisanteries et sa bonne humeur et en bon capricorne, elle bosse dur et assume son ouverture d’esprit, sans jamais vraiment se dévoiler.

Pendant que Madame Jo la coiffe, Mimi, sous des airs prudes cachant un sacré tempérament, a le temps de réfléchir encore et encore à sa prochaine emplette à la pharmacie.


Mimi quitte le salon, belle comme un cœur ayant rencontré une paire de pattes pour porter plus rapidement le trouble dans les esprits.

 

Après un bref instant d’hésitation devant la porte en verre coulissante, elle entre, comme un chevalier entre en guerre, bien décidé à ne pas se faire tuer.

Chose rarissime, méritant d’être notée, l’officine de Monsieur Fa est vide.

Il arrive tout sourire de son arrière-boutique où il était occupé,  ganté, à fabriquer une potion. Et découvrant Mimi, il retient son envie d’avancer la main pour caresser cette crinière qui est une incitation à la débauche et le plus gentiment du monde, il l’invite à s’approcher.

Mimi, terriblement féline, plus ou moins inconsciente de la charge érotique qu’elle dégage, avance avec le pas chaloupé d’une grâce descendue de son piédestal et pose ses petites mimines tremblantes sur le comptoir.

Elle cligne deux ou trois fois des paupières sur ses grands yeux étoilés et pour se donner du courage, toussote, se hausse sur la pointe des pieds, module quelques miaulements et dit d’une petite voix à peine audible :

 

« Bonjour Monsieur Fa, je voudrais des pilules contre matou ! »

 

Monsieur Fa, « tournezingué », s’écroule alors derrière le comptoir, il a perdu connaissance.

 

Mimi, affolée, pense que la main de la déesse Bastet vient de faire tomber la foudre sur son audace en ôtant peut-être à la vie Monsieur Fa.

Heureux hasard, si vous croyez au hasard, c’est alors que le docteur Ka, qui a un besoin urgent de seringues pour son cabinet, entre, et tombe à pic pour administrer deux claques bien senties au pharmacien blême, étendu derrière son comptoir.

 

Il faut avouer que la chaleur de cet été torride n’arrangeait pas les choses.

 

Pendant qu’il reprend ses esprits, en hoquetant au docteur Ka, ce qui permit à ce dernier de diagnostiquer une insolation :

 

« Elle parle, elle parle, je vous le jure, elle parle ! »

 

Mimi, qui s’était tassée dans un coin en espérant disparaître, glisse sans faire de bruit vers la porte et une fois sortie se met à courir dans la rue pour rejoindre la maison paternelle.

Alors, l’air de rien, pour récupérer de son trouble, elle s’enroule confortablement sur le canapé où elle fait mine de dormir tout en surveillant d’un œil la porte d’entrée.

 

Croyez-vous que cette fauteuse de trouble fut le moins du monde inquiétée ? Pas du tout !

 

Par contre Monsieur Fa écopa d’une bonne semaine de repos avec interdiction formelle de se vautrer au soleil, afin de se remettre de ses hallucinations.

 

Oui, je vous le dis, la Creuse est un département à part et cette chronique véridique et n’a rien d’exceptionnel.

Je ne citerai pas mes sources, mais elles sont sûres.

 

Où croyez vous donc que Monsieur Jean de La Fontaine ait puisé son inspiration ?

 

Dans la Creuse bien évidemment, dans la Creuse !

 

 

 « Petites chroniques de la Creuse secrète » ©Adamante

18 juin 2010 5 18 /06 /juin /2010 20:58

  ABEILLE 50 RUCHE DE BEAUX MOTS


Défi n°31 Maux d'amour



  CHAMEAU199.jpg



Un type m’a dit un jour,

Va savoir s’il draguait, 

« La vie est un désert

Que l’homme ne peut traverser seul

Il lui faut un chameau »


Et il a poursuivi 

« La femme est un chameau

Et l’homme a besoin d’elle

Pour traverser le désert »


... !


Dis tu sais ce que c’est

Qu’une morsure de chameau

Beau gosse ?


Si ça c’est pas des maux d’amour…



©Adamante


8 juin 2010 2 08 /06 /juin /2010 12:15

Voicile petit texte que j'ai concocté, suivant les consignes d'Hélène

- 12 mots dans l'ordre (soulignés dans le texte)

pour le Jeu n° 2 des  CROQUEURS DE MOTS



Avertissement :"toute ressemblance avec des personnages réels ne serait que purement fortuite."



Elle en avait ras-le-bol, Mamie Louise, ras-la-casquette et le béret, d’écouter les incessantes récriminations de ses vieilles toupies de frangines, deux vieilles filles, qui lui pourrissaient la vie.

C’était monté, monté et un soir, elle avait craqué.

Elle avait décidé de passer à l’acte et de se barrer un temps. Elle avait rassemblé à la hâte quelques affaires et après un bref coup d’œil à la chambre, elle avait attrapé son sac à main et était partie en catimini pendant que les harpies, dans la cuisine, secrétaient leur venin en parlant de la voisine.

 

La nuit s’annonçait. Elle avançait d’un bon pas pour tenter de se calmer quand elle se trouva soudain face un Danois à la mine patibulaire qui la toisait d’un œil mauvais et semblait vouloir lui barrer la route.

 

Mamie Louise regarda autour d’elle, personne, la rue s’était vidée de ses passants avec l’arrivée du soir. Elle eut comme un vague regret, ils devaient être confortablement installés dans leurs fauteuils avec charentaises à regarder la télé.


Le clébard ne bougeait pas, mamie Louise ne pipait pas.


Une colonie d’ange eut le temps de passer et de repasser en battant des ailes dans leur dimension parallèle, sans doute plus accueillante que la rue avec ce monstre d’au moins cinquante kilos qui lui faisait face.

 

Soudain il se mit à secouer sa tête de gargouille avec ardeur, éclaboussant généreusement de sa bave une mamie Louise interdite.

Oubliant sa peur, elle se précipita vers la fontaine qui trônait sur la place, pour se débarrasser des viscosités, parfumées à l’haleine de chacal, qui lui soulevaient l’estomac.

 

Abandonnant sa valise un instant, elle offrit son  visage à l’eau bienfaisante que crachait un angelot rigolard.  Le clébard, pensant sans doute, mais qui pourrait le jurer, que c’était un jeu, sauta dans le bassin et se mit à faire des bonds en  grondant d’un air ravi.


Mamie Louise, trempée, sentit alors un courant de révolte monter, comme une kundalini, le long de sa colonne vertébrale. C’en était trop ! Elle attrapa au vol sa valise et se mit à courir aussi vite que le lui permettaient ses talons aiguilles.

En courant elle pensait que si le molosse était aussi méchant qu’il en avait l’air, et qu’il se décidait à la poursuivre, il y avait de fortes chances pour qu’elle ait droit, vu la radinerie des vieilles, à un enterrement de 3ème classe quand on la retrouverait morte au petit matin, déchiquetée par ce cousin de Cerbère.

Mais le clébard avait abandonné, il était de toute évidence passé à autre chose.


Déprimée, Mamie Louise  avançait maintenant en traînant sa valise, avec le désespoir de celle qui ne sait plus très bien ce qu’elle fait là, ni où elle va.


Une violente douleur lui vrillait la tête avec un bruit de scie insupportable.

Elle avisa alors un hôtel miteux et, comme un zombi, passa la porte pour demander une chambre.

Le bonhomme de la réception, un sale type suspicieux  au nez bourgeonnant et aux cheveux filasse, lui demanda de régler d’avance.

Elle imaginait déjà la chambre et son grabat, et formula une prière pour qu’il n’y ait pas de punaises.

Mais, quand elle vit cette main sale aux doigts graisseux qui lui tendait la clef, elle crut que la terre allait s’ouvrir devant elle pour l’avaler.

Décidément, ce soir, la vie la lui jouait façon partition de musique contemporaine pour violons malades.

Alors elle attrapa la clef du bout des doigts et grimpa en toute hâte un escalier qui semblait n’avoir jamais connu la cire, en formulant l’espoir que la nuit soit courte. Fort heureusement, elle n’avait pas oublié de prendre ses somnifères.


©Adamante


Profil

  • Adamante
  • Comédienne, metteur en scène, diplômée en Qi Gong, j'écris, je peins.
  • Comédienne, metteur en scène, diplômée en Qi Gong, j'écris, je peins.

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