24 novembre 2015 2 24 /11 /novembre /2015 11:14

 

Amela Subasic    

 

Merci de vos écrits.

 

 

 

 

Rouge la fleur

Rouge le cœur

Blanc le pinceau

Blanc l'oiseau

Bleue la nuit

Bleue la vie

 

Josette T

 

 

 

Ypres, 14-18...

 

Le soleil peinait dans les cieux

A percer la fumée noirâtre

Du champ de bataille,

On voyait de l'azuré

Au travers des trouées

Et sous la mitraille

Eloignés de nos chers âtres

Tommies, on tremblait tels des vieux...

 

Ypres, la flamande

Ypres, notre tombeau

Belle jeunesse fauchée

Rouge coquelicot notre sang versé...

 

Jill bill

 

 

 

 

 

Combien faudrait-il de coquelicots

pour éponger sueur et sang ?

un seul

suffirait

s'il savait

d'un coup de gomme

effacer les plaies

consoler les peines

un seul

qui d'année en année

se multiplierait

en chant de paix

 

ABC

 

 

 

 

 

ROUGES LARMES

 

Havre douceur, Bulle Bonheur,

Havre amoureux, Café-noir,

Café noir amer

Rêves pulvérisés !

 

Sanctuaire des Trouvères

Transes et vocalises éteintes

Souffrances partout présentes

Rampent sur le ventre !

Fauves assoiffés de larmes,

Proies trouvent et chassent...

Liberté fauchée !

 

Dans Ciel Ténèbres, Ciel de Haine,

Rouges Flammes, Rouges Larmes,

Fleurs Paroles,

Cris des âmes !

 

Ultime recours,

Cris purs déchirent l'Obscur

Souffre le Ciel et s'ouvre,

S'engouffrent les Cœurs rouges...

 

Soleil se lève

Matin clair

Semer graines

De la Paix ?

 

luciole 83

 

 

 

 

 

C'est l'heure douce et bleue

Paris by night

La musique bat son plein

Les jeunes font la fête

Soudain la fusillade

Acharnée, meurtrière

Soudain l'effroi

Le carnage

Les cris

La mort

 

La foule fait silence

Cœur de coquelicot

 

marine D

 

 

 

 

 

Je ne veux du coquelicot

que le chant des blés

au soleil

la promesse de vie

pulsée par le sang des femmes

la palpitation d’un cœur

en formation

pour célébrer la nature

l’espace

l’air pur

la tendresse

 

Je ne veux du coquelicot

que le chant des blés

au soleil.

 

Adamante

 

 

 

20 novembre 2015 5 20 /11 /novembre /2015 14:41

 

Amela Subasic offre cette image à nos mots.

 

Un grand merci à elle.

 

 

Et si vous maniez l'anglais, n'hésitez pas à traduire votre texte pour qu'elle puisse lire dans sa langue.

 

 

Merci de votre participation.

AD

 

 

 

 

 

Pour plus d'informations sur la symbolique des coquelicots le 11 novembre et lire le poème a été écrit en mai 1915 par le médecin et l'artillerie commandant militaire canadienne John McCrae, rendez-vous sur sa page en cliquant sur l'image.

 

 

 

 

 

17 novembre 2015 2 17 /11 /novembre /2015 12:35

 

 

 

 

Que ces mots portent nos espoirs de paix.

 

 

 

 

 

 

 

 

Abandon de soi

douce soie que le retrait

Coeur contemplatif...

 

Jill Bill

 

 

 

 

 

 

 

 

Entre terre et ciel

les pieds dans ses pantoufles

Sieur Soleil se couche

 

mais aussi

 

Entre ombre et lumières

les cœurs saignent

notre terre est souillée

 

ABC

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Soleil couchant

A​u pied de l'arbre j'attends

​La lune d'hiver

 

​Josette T

 

 

 

 

 

 

 

J’ai fermé les yeux

et le dos contre l’arbre

accueilli la paix

 

j'ai oublié la haine

pour concevoir l'amour

 

Adamante

 

 
 
 
 
 

 

Trouver la vraie paix
se relever et marcher
le monde sera bon
 
12 novembre 2015 4 12 /11 /novembre /2015 14:47

 

 

 

Voici la nouvelle proposition d'image pour

 

mardi prochain

 

 

Tout en haïku ?    Et pourquoi pas !

 

 

En tout cas pas de rimes !

 

 

C'est à vous !

 

 

L'Herbier de poésie image 21

L'image pour mardi prochain.

10 novembre 2015 2 10 /11 /novembre /2015 08:34

 

20ème moisson, quelques frissons et toujours des idées.

 

Merci aux participantes et à Martine pour l'image

 

 

 

 

 

                                                                                                                       

 

Nuit des monstres

Étonnement de tous

Ils ont plus peur que moi.

 

Quichottine

 

 

 

 

Un désir de feu

Comme un mouvement d'ailes

là, dans le jardin

 

Sur un bouton de pavot

Un dragon vient de naître.

 

 

  ou encore

 

Un jeune dragon

à peine sorti de l'œuf

le feu couve

 

Adamante

 

 

 

 

 

 

Chiroptera...

 

Chauve-souris !!

Sauve qui peut...

Sa renommée de vampire

Buveuse de sang

Lui colle à la peau...

Chauve-souris !!

L'amie du comte Dracula, sa muse,

S'amuse de son statut

La nuit à nous faire peur...

Eh eh,

Les contes ont la vie dure !

N'ayez crainte femme et enfant

Elle n'en veut qu'aux mites !!

 

JB

 

 

 

 

 

 

Étrange créature

 

Mi plante, mi volatil

En promenade

Au jardin imaginaire

D’un monde nouveau

 

Son salut

M’interpelle

 

ABC

 

 

 

 

 

Étrange cauchemar

 

Dans le silence des ombres traversées,

le rêve l'expédia en sa trajectoire

dans un Océan glacé,

un Océan turbulent, nullement berceur,

un Océan salé d'étrangeté,

fourmillant d'insolites créatures

exilées dans une nuit sans fond.

 

Un blême perroquet,

martyrisé par un noir requin

exaspéré par son caquetage de crécelle,

roulait des yeux sombres tout ronds de colère,

en hurlant des pensées amères.

 

Le facétieux petit squale à l'ironie féroce,

muselait d'un lien serré

l'énorme bec du bavard volatile,

en riant de toutes ses dents effilées,

la gueule grande ouverte

sur les remous inconscients de l'onde

et de son candide fretin,

victime éternelle,

qui convulsait dans un halo phosphorescent.

 

Terré derrière le requin,

dans un lent balancement,

flottait un sombre hippocampe à l'œil clair navré, frondeur,

crachant sa colère sur une immense oreille indiscrète et mystique,

éperdue de Beauté,

qui écoutait dévotement les sauvages cantiques de l'Océan.

 

Les fantasques coulures du rêve roulaient sur la houle de la nuit,

et parlaient à voix basses à l'Endormi....

Mais le Cerveau en feu, furieux, hostile,

envoya bouler l'intrus

qui s'enfuit sur la rive du mélancolique réveil....

 

Et l'Enfant médusé,

sous le voile des paupières que le rêve n'atteignait plus,

se rit soudain de son étrange cauchemar

qu'effeuillaient déjà mille rais du soleil traversant les persiennes.

 

Luciole

 

 

 

 

 

Extravagances

 

- La nuit tous les chats sont gris !

- Ah bon ? Et les oiseaux ?

- De même

- Le loriot également ?

- Oui! Ainsi que le corbeau, le manchot, l'étourneau...

 

... Intense réflexion...

 

- Mais alors, comment différencier un chat d'un oiseau ?

- Facile. Tu lui mords la queue. Si ça fait miaou, c'est un chat.

 

... Réflexion d'une profondeur abyssale...

 

- Et les nuits de pleine lune ?

- Seuls volent les chats-huants ! houuu ! houuu ! houuu !

 

Martine Richard

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ailes déployées

Oiseau des grands espaces

Portant loin la becquée

Le soir étend son manteau velours

L'océan gronde

La vague rugit

Les falaises retentissent de mille cris

Tu dois faire vite

Tes petits sont affamés

La nuit est pleine de dangers...

 

Marine

 

 

 

Sur le tapis, la licière s'est endormie bercée par les cliquetis alors la navette s'est envolée comme une mouette dans la nuit et sur l'océan s'est arrêté quand la licière s'est réveillée. 

Josette T

 

 

 

4 novembre 2015 3 04 /11 /novembre /2015 09:30

 

 

Martine nous offre de mettre en mots son image.

 

J'espère que vous serez nombreux(ses) à participer.

 

Excellente semaine.

 

 

Important :

 

Pour les envois par email :

pourriez-vous ne pas utiliser l'italique, les caractères en gras ni le titre en majuscule,

pourriez-vous, si possible m'adresser les textes en caractère Garamond pro ;

 

et pour tous :

 

Pensez à noter votre lien sous votre texte.

 

Un grand merci.

AD

 

 

 

 

 

 

3 novembre 2015 2 03 /11 /novembre /2015 11:50

                                                                                            

 

Et voici une page de plus, une moisson en cette saison d’automne qui annonce déjà le froid et nous invite à l’économie des forces et à l’introspection.

                                     Merci aux fidèles qui ont offert leurs mots à l’image de Susi S.

 

 

You will find my text translated into English because Susi S does not speak our language and because translators are short of poetic language and some expressions are untranslatable and thus require a new writing closer to the thought.

So I put this text in first place for her and to thank her for having lent us this lovely pictures.

You must visit his page to discover his works for your viewing pleasure.

 

Great week and see you tomorrow for a new image.

 

Vous trouverez mon texte traduit en anglais parce que Susi S ne parle pas notre langue et parce que les traducteurs sont loin de respecter la parole poétique et que certaines expressions sont intraduisibles et nécessitent donc une nouvelle écriture plus proche de la pensée.

J’ai donc mis ce texte en première place, pour elle et pour la remercier de nous avoir prêté cette très jolie photos –et ce n’est pas la seule visitez sa page et vous verrez que c’est une excellente photographe-

 

Belle semaine et à demain pour une nouvelle image.

AD

 

 

 

Respiration of stones

 

 

The mouths of a mineral face

the night

exhale their breath

on the dark ribbon of road

 

remember

you, the passer by

remember

look

in the deep

of you

the black echo of those stones

where oblivion

seems to you

where you get lost

where your fear lies dormant

where your steps wavers

 

with your certainties

your ideas

your beliefs

take the time to stop

listen

simply

listen

 

the imprint of centuries

on the stones

revives it self

a chill

a vibration

a damp perfume

of jails forgotten

rises from the entrails

of the earth

penetrates

the silence

at this moment

stay just a word

reflection of oblivion

undefined murmurs

of a dead past

indurated in foundations

of a world

gagged

and that your listening

releases

 

because everything in this world

search the light.

 

Adamante

 

En français

 

Respiration des pierres

 

 

Les bouches d’un visage minéral

la nuit

exhalent leur souffle

sur le sombre ruban d’une rue

 

souviens-toi

toi qui passe

souviens-toi

cherche

au plus profond

de toi

l’écho noir de ces pierres

là où l’oubli

te semble

là où tu te perds

où ta crainte sommeille

où ton pas vacille

avec tes certitudes

tes idées

tes croyances

prends le temps d’un arrêt

écoute

simplement

écoute

 

l’empreinte des siècles

sur les pierres

se ranime

un frisson

une vibration

un parfum humide

de geôles oubliées

remontent les entrailles

de la terre

pénètrent

le silence

tout n’est plus dès lors

que parole

reflet d’oubli

murmures indéfinis

d’un passé mort

induré dans les fondations

d’un monde

bâillonné

et que ton écoute

libère

 

car tout en ce monde

recherche la lumière.

 

Adamante

 

 

 

 

 

Manoir à vendre...

 

C'était le placard aux squelettes

Vous savez, les secrets de famille...

Les vilaines choses quoi,

L'agence immobilière l'a ôté

Pour mieux vendre le bien

De même que tous ses fantômes,

Sa guillotine, son rat Platon

Reste les oubliettes... faites gaffe !

PLOUF...

Encore un acheteur de perdu, soupir,

C'est le légionnaire "tatoué" qui se marre

Le propriétaire, comte Enguerand

Louis-Marie de Montignac...

 

jill bill

 

 

 

 

 

Séquestration

 

Ombre, silence, oubli

Porte scellée

Juste des meurtrières

Pas de clé

Pas de visite

Pas un cri

Séquestration

Sans explication

Sans raison

Sans pitié

 

Marine D

 

 

 

 

 

 

L’œil du mystère

A épousé la pierre

Le code est sur la porte

Ne frappez pas

Entrez

Le robot d’aujourd’hui

A copié celui d’hier

J’entends le bruit

Sourd

D’un lendemain

Qui gronde

 

Droit dans ses bottes

L’œil n’a pas de tombe

 

ABC

 

 

 

 

Le mur

 

 

Au seuil de l'hiver

Gris misère

Bouche close

Regard mort

Le mur

Garde en lui la mémoire du soleil

Celle des vacances où chantent les cigales...

 

MMR

 

 

 

27 octobre 2015 2 27 /10 /octobre /2015 23:46

 

 

Merci à Susi S.

 

pour cette magnifique photo qui,  je l'espère, vous inspirera.

 

 

 

N'oubliez pas de noter le lien que vous souhaitez voir apparaître sur la page.

Les commentaires comportant les textes ne seront publiés que le mardi suivant. 

 

 

 

 

Un petit rappel : 

 

 

Dans l'herbier pas de rimes,

 

seulement des vers libres, 

 

haïkus, 

 

prose poétique... 

 

 

      À la manière des poètes Chinois ou Japonais.

 

 

 

 

 

 

Photo Susi S.

Photo Susi S.

27 octobre 2015 2 27 /10 /octobre /2015 09:00

                                                                             

 

Un grand merci aux participantes dont vous trouverez les liens sur les noms afin que vous puissiez leur rendre visite.

 

Voici une moisson formidable.

 

Encore merci.

 

AD

 

 

 

 

Le décès...

 

 

Le père a rendu l'âme,

Les pleureuses lui ferment les yeux

Le lavent, l'embaument

Le portent au linceul

Dans le lourd silence de la pièce

Puis égrènent leur chapelet,

Elles le veilleront jusqu'à l'aube...

La veuve et son clan

Sort le noir, paletots et voiles

Pour les femmes

Les brassards de deuil

Pour les hommes...

Le père a rendu l'âme,

Un mauvais coup de sabot d'cheval...

 

JB

 

 

"Le visiteur du soir"

 

 

Le visiteur du soir a frappé à ma porte.

Tout encapuchonné, et, sous sa barbe noire

un sourire étonné.

Il m'a tendu la lanterne qu'il portait très haut...

 

"Tiens ! Tu dois me remplacer, car je n'ai plus la force !

 

- La force ?

 

Mais que dois-je faire ?"

 

Avais-je murmuré ou crié ?

Je ne sais.

La lumière vacillait et le visiteur avait disparu dans la brume qui montait.

J'ai mis la houppelande qu'il avait oubliée, caché un peu de mon visage dans une grande écharpe noire et je suis sortie dans la rue.

J'étais une ombre parmi d'autres, mais, très haut, le plus haut que je pouvais, je brandissais ce qu'il restait de lumière.

 

Il faisait froid, très froid...

Je me suis réveillée.

 

Quichottine

 

 

 

 

À la lanterne de son silence

Elle marche seule

Dans la nuit noire

De ses désespérances

Allumons la lumière

 

ABC

 

 

En perdition

Il tenait fort sa lampe

Dans son cauchemar il avait vu

Son petit ânon brun

Qui avait perdu sa maman

Il levait haut sa lampe

La nuit était très noire

Dans sa bouche

Dans sa voix

Toute la peur et l'inquiètude

Dans son cœur l'amour

 

Pour les faibles et les innocents

Pour ceux que l'on ignore

Pour les petits dans le malheur...

 

Une lueur dans la nuit...

 

Marine D

 

 

 

A la nuit, à la nuit

Lorsque tout dort dans les chaumières

Que les chats grimpent aux gouttières

Poil hirsute, œil de chasseur.

 

A la nuit, à la nuit

Lorsque nos rêves se déguisent

Que les heures coulent sans courage

Masques blafards, hantises amères.

 

A la nuit, à la nuit

Spectre éploré cherche Dame Blanche

Lumière confuse à sa lanterne

Phantasme bleu, sourire granit.

 

A la nuit, à la nuit

Les mots se désagrègent 

Sur les chemins abandonnés

Confettis hâves, fumet terreux...

 

Martine

 

 

Le gardien des morts

 

Nuit du 2 au 3 Novembre

 

Le Veilleur de nuit se mit à parcourir le labyrinthe des allées du Cimetière, balançant sa torche électrique au bout de son bras droit, en attendant l'heure de fermeture de

19 H.

 

En ce Jour de Commémoration des Morts, le Cimetière était devenu un immense Parc Floral !

 

Symboles de l'Eternité, les chrysanthèmes irradiaient de vie au cœur de la Mort...

 

Ces chrysanthèmes aux crinières de lion multicolores transformaient en chant immortel ces sépultures qui empêchaient la Nature d'avaler les corps...

 

Quelques familles déambulaient encore.

 

Les employés du Cimetière s'affairaient en poussant des brouettes remplies de feuilles mortes, de fleurs fanées et de détritus de toutes sortes laissés près des tombes par la Foule incivile... et reportaient les petits arrosoirs qui traînaient un peu partout...

 

Les oiseaux se sont tus à l'approche de la nuit...

 

Il était comme un Homme entre-parenthèses ! C'était lui le Gardien des Morts !

 

Sans lui, le Cimetière serait vite devenu un repaire de chenapans, ces ombres furtives sans Foi ni Loi qui semblaient avoir perdu le sens de leur voyage terrestre...

 

Il savait qu'il était comme la Mémoire Vivante de tous ces défunts, démuni souvent, seul, armé que de son seul courage.

 

Il aimait les monuments prétentieux au décor suranné comme la beauté des tombes toutes simples, les laides plaques du souvenirs et même les dérisoires fleurs plastiques qui se fanaient sans avoir vécues : témoignages s'élevant comme des barrages à l'oubli ... façon pour l'Homme d'assumer son Humanité ?

 

Cet endroit sacré plein d'ombres le fascinait...

 

Il alluma sa lampe torche. Le Cimetière, vidé de la Foule et des employés, avait retrouvé sa part d'Inconnu et de Silence.

 

Il progressait pas à pas au milieu des tombes, creusant la nuit de la lumière de sa lampe, dans une méditation lente et prudente.

 

La morsure des années lui avait fait perdre toutes ses illusions, et il comprenait toutes les misères et les mensonges de ce monde impitoyable que seul protégeait le Repos pour ces âmes fatiguées, dans le rempart de leur tombeau !

 

Ceux qui sont passés sur l'Autre Rive sont ils plus Vivants que les Humains ?

 

Les yeux fermés de dessous la tombe s'ouvraient ils, émerveillés, à un Monde de Miséricorde....

 

Où bien étaient ils définitivement clos sur eux-mêmes ?

 

Il tentait bien quelquefois d'interroger les Morts...

 

Puis se gendarmait, confus ! Était-il fou de vouloir ainsi creuser le Vide qui déclenchait des impatiences nocives à la vie ?

 

Pourtant, il lui semblait que des liens indicibles l'unissaient à ce monde souterrain dont il se sentait à la fois l'humble protecteur et ... le captif...

 

Sa lampe torche fouillait l'obscurité, surveillant les alentours, jusqu'à la pointe du jour...

 

Luciole 83

 

 

Ilelle

 

 

Les rues sont vides

Barbe noire

Il déambule

À moins qu’il ne soit

Elle

Voilée…

 

Hotte factice

Estomac creux

L’esprit en berne

Une vie au goût aigre

Un soir de mauvais vin

Un père Noël 

Déçu du monde

Un chômeur peut-être

Un paumé

Il

Elle

Qu’importe

 

Ilelle Ilelle Ilelle

Danse des pieds

Au rythme d’un rien

Ilelle Ilelle Ilelle

Comme un chant d’oiseau

Sur l’écho d’un trottoir

 

Ilelle Ilelle Ilelle

Toi ?

Moi ?

On a tous sa chute

Un jour

 

Apprentissage

 

Alors chantons

Ilelle Ilelle Ilelle

 

Alors dansons

Ilelle Ilelle Ilelle

 

Rythme des pieds

Sur le trottoir.

 

Adamante

 

 

 

 

De la terre en fusion, je suis sortie.

roulée par le vent, façonnées par la pluie

sur un bord de route, j'étais en attente.

Quelques méchants coups, d'éclats enlevés

modifièrent ma forme primitive.

Un artiste est passé... et me voici transformée

... et toute grimée.

 

Et encore :

 

Toute grimée..
le regard s'habitue et me voici
dans une imagination débordante, transformée
en un couple venant d'ailleurs.
La petite, en femme grillagée
marchant derrière son imam barbu...

 

Jeanne Parisel

 

 

 

Bruit de sabots sur la route.
Dans ma chaumière j'écoute.
Mais qui donc passe par là
Tandis qu'approche le pas ?


Il fait nuit et il fait froid,
Un temps à rester chez soi.
Qui peut aller sur la route ?
En moi se glisse le doute ...


J'ouvre ma porte en silence,
Je regarde avec méfiance
Cet homme sous capuchon
Qui ne me dit rien de bon ...


Bientôt la nuit de Samain
L'univers est incertain.
Ciel ! Quel étrange visage
Comme un funeste présage !


L'homme brandit sa lanterne,
Vision vraie ou baliverne :
N'est-ce point face de loup
Qui se profile dessous ?


L'homme donne de la voix
Et tout s'éclaire, ma foi :
Le sacristain du village
Loup garou ? Je déménage !


C'est à lui que j'ai affaire,
Un bonhomme débonnaire
Juste un effet du halo
Et sa barbe noir corbeau !


Il se réchauffe en marchant,
Rentré tard et attendant
Que le feu prenne en son âtre,
Des bûches, il en a mis quatre.


Entrez donc en ma demeure,
Vous prendrez bien à cette heure
Un bol de ma soupe au chou
Avant de rentrer chez vous !

Lenaïg

 

 

26 octobre 2015 1 26 /10 /octobre /2015 11:21

Petit rappel

 

 

 

 

Pour la dernière récolte page 17

 à voir, lire, revoir, relire (erreurs de ma part corrigées, mea culpa)

 

 

 

 

 

Pour la prochaine, la 18

 

 

elle paraîtra demain  -en même temps que les commentaires porteurs de vos écrits- 

 

 

 

 

Il

 

n'est

 

pas

 

trop

 

tard !

 

Jamais !

 

 

M'enfin...

 

Pas

 

Trop

 

Trop

 

Tout

 

De

 

Même !

 

 

 

Bienvenue aux retardataires !

 

&

 

aux propositions d'images.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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  • Adamante
  • Comédienne, metteur en scène, diplômée en Qi Gong, j'écris, je peins.
  • Comédienne, metteur en scène, diplômée en Qi Gong, j'écris, je peins.

Ici, on rêve ! Bienvenue

Je vous invite à partager mes créations, reflet de la vision que j’ai de la vie, au travers de la peinture, du théâtre, de la poésie & de l’écriture. Adamante

 

 

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