12 juillet 2011 2 12 /07 /juillet /2011 18:00

 

 

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Lui, c'est Silverio Pessoa, formidable chanteur Nordestin (Brésil), une voix chaude aux accents rocailleux portés par la langue Brésilienne, une des plus belle du monde. Une langue que j'aimerais apprendre.

Je suis de parti pris ?

Un peu, mais si peu.

Oui, j'aime le Brésil, je m'y suis sentie bien et je me dis que peut-être un jour j'irai y poser mes valises pour y passer un peu de temps ou y finir mon temps, je ne m'interdis pas de rêver. Car là-bas, malgré la misère, on sent une envie de vivre qui n'existe plus dans la vieille France. Là-bas, une lumière brille au fond des regards,  il s'établit un  contact naturel avec "l'ailleurs " au sein même  de notre monde. Là-bas, on ressent une vibration  avec la vie, tout simplement.


Grâce à Silvério Pessoa, grâce au spectacle "du Nordeste à l'Occitanie" offert  gracieusement par les Scènes d'été du Parc de la Villette,  j'ai retrouvé l'espace d'un samedi et d'un dimanche l'âme de ce pays.

J'ai apprécié ces rythmes à réveiller les âmes les plus froides et goûté au talent de ce grand Monsieur qui s'intéresse à la musique de l'Occitanie et qui a chanté dans la langue  Occitane avec le groupe La Talvera. Une osmose magnifique que vous pourrez découvrir en suivant les liens à la fin de cet article.

 

Ce spectacle fut un bel hommage aux maîtres du Forro (rajoutez l'accent sur le dernier o et l'orthographe sera là). 

Ce spectacle sous-tendait aussi, que quelle que soit notre culture, le plus merveilleux moment de l'homme c'est de la partager.  Et on peut dire que dans le public le partage était là tissé de sourires.

 

 

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Sur cette photo, Silvério Pessoa, en compagnie de Rita Macedo a mis une ambiance de fête dans le public, le mariage réussi du talent et de la bonne humeur.

 

Vous souhaitez le découvrir, l'écouter, le ré écouter ? C'est ICI


Et découvrir   Moussu T E lei Jovents (un groupe de la Ciotat) et La Talvera (groupe Occitan), groupes avec lesquels il chante.   C'est

 

 

  © photos GB

 

 


 

7 juillet 2011 4 07 /07 /juillet /2011 08:26

Avatar rose JEUDI EN POESIE Avatar rose

LES CROQUEURS DE MOTS

JILL A LA BARRE c'est 'été

 

 

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Sentiment d'été


Dans l'aile silencieuse du pavillon en été, une natte fraîche

en bambou

du grenadier en plein épanouissement la lumière à travers le store

au soleil de midi l'ombre des arbres couvre le sol

sortant du rêve d'un loriot qui volette quelques notes éparses

 

Shu Shun Yin

 

 

herbes2.jpg

 

 

Avatar rose

Journée d'été dans la montagne

 

Trop paresseux pour agiter mon éventail en plumes blanches,

torse nu dans la forêt verte,

j'ôte mon bonnet et l'accroche à un rocher

sur mon crâne découvert coule le vent des pins.

 

Li Po

 

 

Poèmes traduits du chinois par Cheng Wing fun & Hervé Collet

"l'Art de la sieste" Moundarren

 

 


30 juin 2011 4 30 /06 /juin /2011 07:30

Avatar rose JEUDI EN POESIEAvatar rose

 

M'Annette

 LES CROQUEURS DE MOTS

 

 

Aujourd’hui, pour parler  un peu « du voisin »,  j’ai choisi quelques haïkus* d’hiver tirés du très beau recueil « On se les gèle » traduction Cheng Wing & Hervé Collet Edition Moundarren.

 

 

 

Avatar rose

 

Pluie nocturne

le bruit sous un parapluie

s’arrête chez le voisin

 

Ranran

 

 

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Même le chant du coq du voisin

Semble lointain

Nuit de neige

 

Skiho


 

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Le voisin et ses paroles insolentes

sont loin maintenant

réclusion hivernale

 

Kito


 

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Le voisin doit m’en vouloir

à faire autant de bruit avec ses casseroles

nuit froide

 

Busson

 

 

 

 

*J'ai lu, chez des puristes, que l'on ne mettait pas de "s" au pluriel de haïku. Moundarren en met un.

Mon sentiment personnel est qu'une traduction en français devrait impliquer le respect des règles du français, j'étais mal à l'aise toujours à ne pas poser ce S au pluriel. Alors...

Alors, aujourd'hui, je reprend ma liberté,  je pose un S et je retiens la joie !


Je pense aussi qu'une écriture du haïku, en français,  devrait impliquer de se couler dans les particularités de la langue, dans le respect de ses contraintes,  dans l'harmonie de ses sonorités, afin que le poème puisse exprimer l'instant sans devenir une liste improbable de mots contraints par une règle arithmétique absolue et, ce faisant, n'exprimer plus rien.


°Je persiste à penser que, quel que soit le domaine, il est toujours préférable de préférer le fond à la forme, même si parfois la contrainte imposée par la forme  peut permettre  un véritable dépassement.


Faites un heureux jour. Adamante

 

°En suivant mon idée j'avais écrit l'inverse de ma pensée, correction est faite, merci à Quichottine qui dans son commentaire a attiré mon attention. Oui, je suis étourdie.

 

 




14 avril 2011 4 14 /04 /avril /2011 00:00

Avatar rose LES CROQUEURS DE MOTS  Avatar rose

 Avatar rose M’anette  Avatar rose

  

 

 

 

    Quand je t’apporte des jouets coloriés, mon enfant, je comprends pourquoi ce chatoiement de l’eau, de la nue, et pourquoi toutes les fleurs sont peintes – quand je te donne des jouets coloriés, mon enfant.

    Quand, pour que tu danses, je chante, je sais vraiment pourquoi cette musique dans les ramures, pourquoi le chœur des vagues pénètre jusqu’au sein de la terre attentive –quand je chante pour que tu danses.

    Quand je tends de doux objets vers tes mains avides, je sais pourquoi du miel dans le calice de la fleur, -quand je tends de doux objets vers tes mains avides.

    Quand j’embrasse ta face pour te faire sourire, mon enfançon chéri, je comprends avec certitude quel est ce plaisir qui ruisselle du ciel dans le matin lucide, et quel délice c’est que la brise d’été offre à mon corps –quand je t’embrasse pour te faire sourire.

 


 Avatar rose Rabindranath Tagore  Avatar rose

L’Offrande Lyrique poésie Gallimard

Traduit de l'anglais par  André Gide


6 avril 2011 3 06 /04 /avril /2011 10:53

 

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 Être aborigène ?

 

Être aborigène c’est avoir été spolié de sa terre natale,

C’est avoir été méprisé par l’homme blanc,

C’est avoir été dépossédé de sa culture…


Savez-vous que chez les peuples aborigènes, on respecte la Terre, on l’écoute et on la comprend ?

On reste les enfants de la Terre.


Savez-vous que chez les peuples aborigènes, on change de prénom à diverses étapes de sa vie ?

L’homme se construit en marchant.


Savez-vous que chez les peuples aborigènes, on ne cherche pas à ressembler, à être comme, un autre que l’on admire, comme par exemple : "je veux chanter comme la Callas"...

Non, on cherche à devenir ce que l'on est, on se fixe des étapes avec un but à atteindre et lorsqu’un but a été atteint, on n’attend pas que vienne d’un autre l’organisation d’une fête pour célébrer cette victoire.

On arrive un jour devant la communauté en disant :

« J’ai réussi à atteindre le but que je m’étais fixé, ce soir nous pouvons organiser une fête ! »

 

Et tout le monde se réjouit.

On apprend à se connaître, à se reconnaître simplement, sans craindre de s'affirmer.

Sans doute alors sommes-nous réellement « maître dans notre propre maison ».


Avatar rose

 

Hier j’ai visité le site de Catheau et j’ai découvert son billet et son beau poème sur les aborigènes d’Australie.

 

Je vais me contenter de vous dire ce que j’ai laissé en commentaire :

« Un beau poème pour ce peuple qui sera encore victime de la sécheresse provoquée par les hôtels de luxe. Ils captent l'eau des terres déjà arides pour leur "besoins" quotidiens, dont les piscines... afin que les touristes les plus fortunés puissent admirer la montage sacrée et profiter de la vie. »


Aujourd'hui, je vous invite à le découvrir, c’est ICI

 

J'ai choisi cette photo de dessin d'eau pour illustrer l'article car elle me fait penser aux merveilleux dessins des aborigènes tant par la forme que par la couleur. La nature est le premier maître en matière d'art.

Adamante

 

 

 


18 mars 2011 5 18 /03 /mars /2011 16:30

 

J'ai décidé aujourd'hui de saluer une très grande page de notre histoire avec le texte d'un adolescent sublime : Rimbaud.  Adamante


Avatar rose


"Arthur Rimbaud n'avait que seize ans et quelques mois lorsqu'au cours d'une de ses fugues -de Charleville à paris- il se rallia de cœur à la Commune et aux communards.

Contrairement à la légende, Rimbaud ne combattit pas dans les rangs des Fédérés. 

Arrivé à Paris le 25 février 1871, couchant dans des péniches à charbon, se nourrissant comme il pouvait, il quitta la capitale huit à dix jours après, regagnant à pied sa ville natale (Charleville) avant la révolution du 18 mars."

          Georges Soria La Gde Histoire de la Commune de Paris Ed. R. Laffont pour le LCD

 



Double-page-copie-copie-1.jpg

 

 

 

Ô lâches, la voilà ! Dégorgez dans les gares !

Le soleil essuya de ses poumons ardents

Les boulevards qu’un soir comblèrent les Barbares.

Voilà la Cité sainte, assise à l’occident !

 

Allez ! on préviendra les reflux d’incendie,

Voilà les quais, voilà les boulevards, voilà

Les maisons sur l’azur léger qui s’irradie

Et qu’un soir la rougeur des bombes étoila !

 

Cachez les palais morts dans des niches de planches !

L’ancien jour effaré rafraîchit vos regards,

Voici le troupeau roux des tordeuses de hanches :

Soyez fous, vous serez drôles, étant hagards !

 

Tas de chiennes en rut mangeant des cataplasmes,

Le cri des maisons d’or vous réclame. Volez !

Mangez ! Voici la nuit de joie aux profonds spasmes

Qui descend dans la rue, Ô buveurs désolés,

 

Buvez ! Quand la lumière arrive intense et folle,

Fouillant à vos côtés les luxes ruisselants,

Vous n’allez pas baver, sans geste, sans parole,

Dans vos verres, les yeux perdus aux lointains blancs ?

 

Avalez, pour la Reine aux fesses cascadantes !

Écoutez l’action des stupides hoquets

Déchirants !  Écoutez sauter aux nuits ardentes

Les idiots râleurs, vieillard, pantins, laquais !

 

Ô cœurs de saleté, bouches épouvantables,

Fonctionnez plus fort, bouches de puanteurs !

Un vin pour ces torpeurs ignobles, sur ces tables…

Vos ventres sont fondus de hontes, ô Vainqueurs !

 

Ouvrez votre narine aux superbes nausées !

Trempez de poisons forts les cordes de vos cous !

Sur vos nuques d’enfant baissant ses mains croisées

Le Poète vous dit : « Ô lâches, soyez fous !

 

Parce que vous fouillez le ventre de la Femme,

Vous craignez d’elle encore une convulsion

Qui crie, asphyxiant votre nichée infâme

Sur sa poitrine, en une horrible pression…

 

Syphilitiques, fous, rois, pantins, ventriloques,

Qu’est-ce que ça peut faire à la putain Paris,

Vos âmes et vos corps, vos poisons et vos loques ?

Elle se secouera de vous, hargneux pourris !

 

Et quand vous serez bas, geignant sur vos entrailles,

Les flancs morts, réclamant votre argent, éperdus,

La rouge courtisane aux seins gros de batailles

Loin de votre stupeur, tordra ses poings ardus !

 

Quand les pieds ont dansé si fort dans les colères,

Paris ! quand tu reçus tant de coups de couteau,

Quand tu gis, retenant dans tes prunelles claires

Un peu de la bonté du fauve renouveau,

 

Ô cité douloureuse, ô cité quasi morte,

La tête et les deux seins jetés vers l’Avenir

Ouvrant sur ta pâleur ses milliards de portes,

Cité que le Passé sombre pourrait bénir :

 

Corps remagnétisé pour les énormes peines,

Tu rebois donc ta vie effroyable ! tu sens

Sourdre le flux des vers livides en tes veines,

Et sur ton clair amour rôder les doigts glaçants !

 

Et ce n’est pas mauvais. Les vers, les vers livides

Ne gêneront pas plus ton souffle de Progrès

Que les Stryx n’éteignaient l’œil des Cariatides

Où des pleurs d’or astral tombaient des bleus degrés. »

 

Quoique ce soit affreux de te revoir couverte

Ainsi ; quoi qu’on n’ait fait jamais d’une cité

Ulcère plus puant à la Nature verte,

Le Poète te dit : « Splendide est ta beauté ! »

 

L’orage te sacra suprême poésie ;

L’immense remuement des forces te secourt ;

Ton œuvre bout, la mort gronde, Cité choisie !

Amasse les strideurs au cœur du clairon lourd.

 

Le Poète prendra le sanglot des Infâmes,

La haine des Forçats, la clameur des Maudits ;

Et ses rayons d’amour flagelleront les Femmes.

Ses strophes bondiront : Voilà ! voilà ! bandits !

 

-Société, tout est rétabli : - les orgies

Pleurent leur ancien râle aux anciens lupanars :

Et les gaz en délire, aux murailles rougies,

Flambent sinistrement vers les azurs blafards !

 


L'Orgie parisienne ou Paris se repeuple

Arthur Rimbaud  -  mai 1871


 

 

10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 00:30

DEFI 50

LES CROQUEURS DE MOTS

LILIE

 

FEE-Des-BOIS.jpg
La fée des bois, création photographique  Adamante 2011

(...) La filleule des fées cherche sa marraine-fée, le royaume de féerie, disparu de la mémoire, le secret de la dernière fée.  La fillette exilée de son enfance cherche les rythmes, les rimes de l’eau et de la terre devenues légendes, les noms millénaires de Morgane, Viviane, Titania, Mélusine, Loïza versifiées comme une mythologie de l’immortalité brune, auburn, et blond cendré de la chair, de notre intuition, de notre voyance. L’autre morale. Une morale en images comme un temps d’avant la pensée, où la citrouille pouvait encore être changée en carrosse, où l’esprit élaborait naïvement les symboles, les vérités, où les apparences, encore loin de cacher l’invisible, en exprimaient la splendeur rurale. (…) 

 

Extrait de Fées de toujours de Chantal Chawaf -Terre de France-littérature PLON



J'aime la poésie sur mes dessins, mes photos ou mes toiles, alors je vous invite à découvrir ces mots qui me parlent très fort :  


      Une petit bonne femme de lumière se présenta à moi

Mes yeux déroutés voyaient une forme et des couleurs

Mais le tout dans un flou texturé qui me déconcertait

L'ensemble était charmant et déroutant.

Que m'arrivait-il ?

 L'œil qui court

 


 

      Découvrez  mon dernier tableau sur mon nouveau blog

déposez quelques mots, une poésie...  ICI

 


4 mars 2011 5 04 /03 /mars /2011 00:30

Ce soir, je vous invite à voyager dans la tendresse, à partager un peu du rêve d'une autre, suite à un de mes rêves. 

En fait, il s'agit de deux rêves partagés en trois, ce qui fera sans doute beaucoup plus que trois, une fois que vous aurez vous-même fait la démarche de venir rêver dans notre monde.


Nous allons remonter le temps.

femme & enfant

Première étape la neige, le froid, un village, une femme et un enfant...

 

Là, vous découvrirez le texte émouvant d'une douce rêveuse, au pays des doux rêveurs de Quichottinie, qui m'a fait l'honneur d'offrir à une de mes œuvres, la tendre musique de ses mots.


Vous verrez, vous ne le regretterez pas.


Une fois là-bas, vous trouverez une clef qui vous transportera vers une autre dimension, celle d'une douce rêveuse qui, suivant le chemin des oiseaux, a fait s'envoler ses mots ciselés de poésie sur le clavier de son abécédaire. 

Alors...

Prêts pour l'aventure ?

Allez, un clic sur l'image femmenfant

 

Adamante

 

 

 

17 février 2011 4 17 /02 /février /2011 22:37

 

Silence-copie 

Il y a des silences qui parlent

des silences  à écouter

ôtez vos chaussures

retenez votre souffle

chut... 

ne troublez pas le silence des mots

le silence au-dedans des mots

celui qui est entre les mots

qui les lie

qui les retient

qui les prépare 

pour qu'ils nous livrent

leur essence

pour que cette essence nous emporte

au-delà des mots

par dessus les mots

loin de la compréhension habituelle

dans cette zone neutre

où naissent les émotions. 

Il y a peu j'ai reçu de ces mots*

avec un texte qui m'avait plu :

 

"J'ai lu et n'ai laissé aucun commentaire...

quand les mots nous manquent !

Puis, plus tard, j'ai écrit quelques mots pour le blog.

Ils ne paraîtront peut-être pas... "

 

J'ai demandé alors de pouvoir publier ces mots

et la réponse, ce fut :

 

"L'être, la marche, l'abandon, l'effacement sont pour toi. 

  Ces mots je te les offre. "

 

Ces mots les voici,

chut...

Ne soyez pas pressés

installez-vous confortablement

prenez votre temps

respirez lentement

fermez les yeux

chut...

écoutez...

         Adamante

 

 

Silence-extrait

 

Hiver migrateur 

être 

mésanges à longue queues, bernaches 

être 

au-delà du 

frisson 

être, passer 

jusqu'à l'abandon

Etre et se fondre.

 

Anne le Sonneur

 

 Anne, une Dame qui parle si bien dans ses silences

 

 

  *en commentaire de Anne sur  La légende

 

 

3 février 2011 4 03 /02 /février /2011 01:09

JEUDI EN POESIE

Anne le Sonneur 

Les CROQUEURS DE MOTS

 

En scène2 copie

 

Pour ce jeudi j’ai choisi de vous faire partager un extrait de la Conversation Sinfonietta -petite pièce radiophonique avec speaker, pour chœur parlé- de Jean Tardieu


                    Troisième mouvement “Sherzo vivace”


Chaque lettre (T, C1...)  correspond à un protagoniste.


Tous les protagonistes répètent à un rythme très marqué, douze fois la même syllabe.

   J’aim’, J’aim’, J’aim’, J’aim’, J’aim’, J’aim’,
   J’aim’, J’aim’, J’aim’, J’aim’, J’aim’, J’aim’,


Chacun son tour

   Les fruits
       Les fleurs
            Les frit’s
                   Le vin
                       Les glac’s
                           Les grogs
Tous
   J’aim’, J’aim’, J’aim’,
   J’aim’, J’aim’, J’aim’,


Chacun son tour

   Les grogs
       Les glac’s
                Le vin
                   Les frit’s
                          Les flans
                                La crème

T se levant pour dire sa partie et s’asseyant aussitôt après.

   Qu’il soit froid ou bien qu’il soit chaud
   J’aime un perdreau sur canapé

C2, même jeu

   Un rôti sur un artichaut
   Une cervelle un velouté

B1, même jeu

   Un steak au poivre, un coq au vin

T

   Un chateaubriand, mais à point

S poétique

   Et deux ou trois éclairs au loin

B1,

   Comment les ceuillez-vous ?


B2
   Comment les cueillez-vous ?


T

   Comment les cueillez-vous ?

 

S

   Je les prends comme ils sont


C1

   Je les prends comme il faut


B1

   Comment les faites-vous ?


T
   Comment les faites-vous ?


S

   Je les hache très fin


C1

   Je les cuis dans leur bain


C2

   Je les fais au gratin


T, B2, très martelé

   C’est bien, c’est bien, c’est bien, c’est bien !


 Accelerando

C1

   Au four, au gril

C2
   Au sucre, au sel

S

    Avec du thym


B1
   Dans la farine


C1

   Les langoustines


B2
   Au marasquin


C2

   Les saucissons
   Les potirons


C1

   Les haricots
   Les escargots


S

   Les côtelettes
   Les tartelettes

B1,B2,C1

   C’est bien ! C’est bien !  (.../...)

 



Si ce court extrait vous a donné envie de découvrir cette œuvre, ce que j'espère, car Jean Tardieu est un auteur à emporter sur l'île déserte, procurez-vous vite son livre Théâtre de Chambre et passez un excellent moment en sa compagnie en pensant à moi.

Croyez-moi, c'est un pur bonheur que de jouer dans une telle pièce et de la diriger.

Adamante

 

 

 




Profil

  • Adamante
  • Comédienne, metteur en scène, diplômée en Qi Gong, j'écris, je peins.
  • Comédienne, metteur en scène, diplômée en Qi Gong, j'écris, je peins.

Ici, on rêve ! Bienvenue

Je vous invite à partager mes créations, reflet de la vision que j’ai de la vie, au travers de la peinture, du théâtre, de la poésie & de l’écriture. Adamante

 

 

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