27 avril 2010 2 27 /04 /avril /2010 11:43

 

 

Si je devais habiller mon âme de musique, je choisirais comme compositeur : Heitor Villa-Lobos (1887-1959), compositeur Brésilien  
comme œuvre : les Bachianas Brasileira

comme interprète  : Victoria de Los Angeles (1923-2005), soprano Espagnole, une étoile parmi les étoiles. Une Grande Dame à la voix divine que j'ai eu la chance de voir au Chatelet à l'occasion d'un de ses derniers concerts.

 


Prenez le temps, fermez les yeux et laissez-vous emporter dans la magie  de cette voix hors du commun, car rien n'est plus important que de rêver... Adamante

 

 

22 avril 2010 4 22 /04 /avril /2010 09:53

 

Jeudi en poésie      
CROQUEURS DE MOTS

 

Deux petits poèmes d'Octavio Paz


 

JEUNESSE 

 

 

 

Plus blanc

Le saut de la vague

Plus verte

Chaque heure

Plus jeune

Chaque jour

La mort.

 

 

 

 

 

PASSAGE


 

Plus que l'air

Plus que l'eau

Légère légère

Ton corps est la trace de ton corps.

 

  

  Traduit par Yesé Amory

Extrait de Versant Est

poésie/Gallimard

 


14 avril 2010 3 14 /04 /avril /2010 23:30

Jeudi en poésie      
CROQUEURS DE MOTS


Voici deux petits  poèmes de Jean Tardieu, tirés du livre : "le fleuve caché" Poésies 1938-1961. Ed. Gallimard.


Tardieu est un auteur que j'affectionne particulièrement, ses textes sont de  véritables partitions que j'ai toujours eu beaucoup de plaisir à mettre en scène.

Son humour, sa subtilité, ses murmures, ses rythmes, ses mots emplis de silence, nous font osciller de la cruauté à la joie, de la dérision au drame, dans un espace où la musique est toujours présente ou plus exactement sous jacente.  Le quotidien de l'Être y apparaît  dans une dimension propre à une poésie qui se réinvente et se transforme, du silence au cri, du visible à l'invisible. Un véritable chemin initiatique. Adamante.

 

 

Dilemme

 

J'ai vu des barreaux

je m'y suis heurté

c'étais l'esprit pur.

 

J'ai vu des poireaux

je les ai mangés

c'était la nature.

 

Pas plus avancé !

Toujours des barreaux

toujours des poireaux !

 

Ah! si je pouvais

laisser les poireaux

derrière les barreaux

la clé sous la porte

et partir ailleurs

parler d'autre chose !

 

 

La Môme Néant


(Voix de marionnette, voix de fausset, aiguë,

  nasillarde, cassée, cassante, caquetante, édentée.)

 

 

Quoi qu'a dit ?

- A dit rin.

 

Quoi qu'a fait ?

-A fait rin.

 

A quoi qu'a pense ?

-A pense à rin.

 

Pourquoi qu'a dit rin ?

Pourquoi qu'a fait rin ?

Pourquoi qu'a pense à rin ?

 

-A'xiste pas.

 


8 avril 2010 4 08 /04 /avril /2010 12:33

Jeudi en poésie      
CROQUEURS DE MOTS






Quand disgracié de la fortune et du regard humain,

seul, je lamente mon sort déjeté, et j'importune le ciel

sourd avec mes cris insensés, et regarde sur moi et

maudis mon destin.


Me voulant comme un homme plus riche en espoir,

fait comme lui, aussi fourni d'amis ; enviant l'art de l'un,

l'influence de l'autre, mal contenté par tout ce qui le 

plus me plaît ;


Pourtant me méprisant presque dans ces pensées

- par chance je pense à toi ; et alors mon état (pareil

à l'louette montant au point du jour), de terre morne

vient chanter l'hymne au seuil du ciel.


Car ton amour nouveau ramène tel arroi, que je

dédaigne de changer mon état pour celui des rois.



                                      William Sakespeare

                                     Sonnets /Poésie Gallimard

 


7 avril 2010 3 07 /04 /avril /2010 21:10

La zénitude absolue... Jean Ferrat


Quand tout va mal (ou qu'on le croit),

quand faute d'avoir réussi à vous suicider à cause de votre banquier

quand vous avez envie de lui faire un pied de nez

dans ce monde aussi fou que laid

dans ce monde  aussi beau que dingue (c'est pas pareil!)

alors on danse une petite bourrée

avec l'ami Ferrat qui nous en remontre tous les jours,

et là...

on rigole !

                                    Adamante




4 avril 2010 7 04 /04 /avril /2010 11:17

 

Edvard Munch est sans doute le peintre que j'admire le plus. Nous avons actuellement l'occasion de le découvrir à la Pinacothèque de Paris à laquelle j'ai emprunté le texte et la vidéo qui suivent. Un peintre à découvrir absolument dans sa globalité. Pour moi un Maître en peinture comme l'est  Tadeus Kantor au théâtre. Adamante


"Edvard Munch (1863-1944) est connu exclusivement pour une seule œuvre : le Cri. Travail certes emblématique, mais si peu représentatif de l’ensemble de  son œuvre. La notoriété exagérée de ce tableau a eu pour conséquence d’occulter la réelle dimension et le vrai message de l’artiste.


Il est étonnant de constater si tôt dans l’Histoire de l’art un artiste se détacher de toutes les conventions auxquelles nous avaient habitué les artistes et les mouvements précédents. Il est prodigieux de remarquer dès les années 1880 Munch s’attaquer aux couches de couleur, de le voir véritablement labourer la surface picturale ou encore laisser son œuvre sous la pluie et la neige, transférer des photographies et des films muets à l’intérieur de ses toiles et de ses œuvres graphiques. Surprenant encore la transgression avec laquelle il supprime les frontières entre les supports et les techniques, dans ses gravures, dessins, peintures, sculptures, collages, photographies et films.  Il s’inscrit dans la lignée de William Turner et de Gustave Courbet, Il est le chaînon manquant entre les artistes tels que Pablo Picasso, Georges Braque, Jean Dubuffet et Jackson Pollock dans l’histoire du Modernisme. C'est par ces dépassements sans limite pour l'époque et surtout par son attachement aux qualités matérielles de la peinture et des supports que Munch laisse une œuvre bouleversante d'une force incomparable."



31 mars 2010 3 31 /03 /mars /2010 23:30

Jeudi en poésie      
CROQUEURS DE MOTS

 


l-homme-vit-sans-racine.jpg

 

 

L'homme vit sans racine,

errant comme la poussière sur le chemin,

qui se disperse emportée par le vent tourbillonnant

le corps n'est pas chose durable

tous ceux qui viennent au monde sont frères,

ce n'est pas seulement une question de relation de chair et d'os

quand la joie est là, il faut prendre son plaisir

un pot de vin, on invite les voisins proches

l'âge florissant ne revient pas,

une journée ne saurait être une double matinée

il faut profiter du moment où l'on est diligent

mois et années ne nous attendent pas.

 


28 mars 2010 7 28 /03 /mars /2010 14:19

Vous croyez au hasard ? Moi je m'en remet à lui parfois et j'avoue que bien souvent il m'étonne.

Un exemple : je ferme les yeux, je me laisse guider par lui, je pars à la découverte en quelque sorte.  Aujourd’hui, pour mettre un article en ligne, je m'en suis remise à lui.
 

Comme je pensais à Frédo, j’ai choisi ou j’ai été choisie par le livre  « Chemin de Vie » Frédo Bourdier, un ami prêtre ouvrier et bûcheron qui officia en pays Limousin, dans le petit village creusois du Donzeil.

J’ai donc pris son livre en main en me demandant ce que Frédo aurait à dire, alors j’ai attendu que me vienne à l’esprit le numéro de page qui aurait cette mission de me communiquer sa parole : P. 79 et voici le résultat.

Sans en être surprise, parce que je connaissais bien Frédo et sa capacité à taper du poing sur la table,  je ne fais aucun lien avec ce qui agite actuellement la « Sainte institution »,  quoi que...


Frédo.ada

 

 

Voici un extrait du § « le courant missionnaire ses valeurs, ses points d’achoppement » :


« En ce qui concerne un prêtre en usine, on peut ignorer les formes concrètes de sa vie et ses difficultés particulières, mais néanmoins percevoir, qu’ici ou là, il est des valeurs universellement valables qu’il faut sauvegarder ou retrouver si on veut être disciple et témoin. Ainsi, silence, pauvreté spirituelle, contemplation, contact avec le réel, solitude assumée, renaissance à Sa vie nouvelle, communauté selon l’esprit, enracinement humain dans les dernières places, maintien dans l’universel sont les conditions, à la ville comme à la campagne, à l’usine et dans les bois, de toute vie qui se veut évangélique et rayonnante. À chacun, en les créant pour son compte, de trouver les « comment » de ses propres comportements.»


Et aussi de très courts extraits de « Considérations personnelles » qui suivent le § précédent :


(…/…) J’ai eu faim de lumière, de vie, de vérité, de communion. Que m’avez-vous donné ? (…/…) Comment avez-vous répondu à mes appels ? Vous m’avez jugé, condamné, isolé, réduit au silence, de la parole et de la plume.

Et vous, prêtres de tous ordres, de toutes fonctions, de tous grades, par vos paroles et vos écrits, que m’avez-vous apporté ? Où est votre fidélité ?

Pour vous c’est la doctrine et le système seuls qui comptent à sauvegarder. On leur assujettit l’homme et on le juge en fonction d’eux… »


J’ai bien connu Frédo, dans la dernière partie de sa vie, je peux dire que j'étais de ses proches, dans la vie de tous les jours. Je témoigne ici d’une amitié qui nous a liés pendant au moins 20 ans, avec aussi Sœur Véronique, son « ange gardien » comme la nommait le maire de la commune, une femme exceptionnelle. Nous partagions des repas, chez les uns ou chez les autres, quelques Noëls inoubliables, des sorties, de très nombreux échanges.

Il nous entraînait à sa suite,  dans la vérité sans fard de la lumière qu’il rayonnait .

Il buvait à la Source et nous buvions à ses paroles et à ses silences. Certains venaient de Belgique, et de tous les coins de la France pour l’écouter, pour partager. Nous vivions une communion, que je n’avais jamais connue avant avec d’autres prêtres, et que je n’ai  jamais connue depuis au hasard des quelques cérémonies auxquelles j’ai pu assister.

Voilà mon modeste hommage en ce Dimanche pluvieux.


Adamante
25 mars 2010 4 25 /03 /mars /2010 00:30
Jeudi en poésie      
CROQUEURS DE MOTS

 

"Paysage violent, féroce, charmant, lumineux, ténébreux, inouï.

Il ne fait pas jour, le jour, et il ne fait pas nuit, la nuit.

On dirait que le bon Dieu consulte Rembrandt

sur les paysages qu'il me fait.

J'habite le plus magnifique des clairs-obscurs."

                                                                                                                                      Victor Hugo


Dessin V. Hugo



L’homme en songeant descend au gouffre universel.

J’errais près du dolmen qui domine Rozel,


Dolmen V.Hugo

À l’endroit où le cap se prolonge en presqu’île,

Le spectre m’attendait ; l’être sombre et tranquille

Me prit par les cheveux dans sa main qui grandit,

M’emporta sur le haut du rocher, et me dit :

Sache que tout connaît sa loi, son but, sa route ;

Que, de l’astre au ciron, l’immensité s’écoute ;

Que tout a conscience en la création ;

Et l’oreille pourrait avoir sa vision,

Car les choses et l’être ont un grand dialogue.

Tout parle, l’air qui passe et l’alcyon qui vogue,

Le brin d’herbe, la fleur, le germe, l’élément.

T’imaginais-tu donc l’univers autrement ?

Crois-tu que Dieu, par qui la forme sort du nombre,

Aurait fait à jamais sonner la forêt sombre,

L’orage, le torrent roulant de noirs limons,

Le rocher dans les flots, la bête dans les monts,

La mouche, le buisson, la ronce où croît la mûre,

Et qu’il n’aurait rien mis dans l’éternel murmure ?

Crois-tu que l’eau du fleuve et les arbres des bois ;

S’ils n’avaient rien à dire, élèveraient la voix ?

Prends-tu le vent des mers pour un joueur de flûte ?

Crois-tu que l’océan, qui se gonfle et qui lutte,

Serait content d’ouvrir sa gueule jour et nuit

Pour souffler dans le vide une vapeur de bruit,

Et qu’il voudrait rugir, sous l’ouragan qui vole,

Si son rugissement n’était une parole ?

Crois-tu que le tombeau, d’herbe et de nuit vêtu,

Ne soit rien qu’un silence ? et te figures-tu

Que la création profonde, qui compose

Sa rumeur des frissons du lys et de la rose,

De la foudre, des flots, des souffles du ciel bleu,

Ne sait ce qu’elle dit quand elle parle à Dieu ?

Crois-tu qu’elle ne soit qu’une langue épaissie,

Crois-tu que la nature énorme balbutie,

Et que Dieu se serait, dans son immensité,

Donné pour tout plaisir, pendant l’éternité,

D’entendre bégayer une sourde-muette ?

Non, l’abîme est un prêtre et l’ombre est un poète ;

Non, tout est une voix et tout est un parfum ;

Tout dit dans l’infini quelque chose à quelqu’un.

 

 

 


Pierre Seghers Victor Hugo visionnaire Ed. Robert Laffont -  Dessins Victor Hugo


18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 10:31
Jeudi en poésie      
CROQUEURS DE MOTS



à Carmen Figueroa de Meyer





Il a plu.
L'heure est un œil immense.

En elle nous marchons comme des reflets.
Le fleuve de la musique
entre dans mon sang.
Si je dis : corps, il répond : vent.
Si je dis : terre, il répond : où?

S'ouvre, fleur double, le monde :
tristesse d'être venu,
joie d'être ici.

Je marche perdu en mon propre centre.


"Le feu de chaque jour" nrf Poésie/Gallimard

Profil

  • Adamante
  • Comédienne, metteur en scène, diplômée en Qi Gong, j'écris, je peins.
  • Comédienne, metteur en scène, diplômée en Qi Gong, j'écris, je peins.

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