5 mars 2015 4 05 /03 /mars /2015 18:26
Écrire sur une image (réflexion)

 

Avertissement si nécessaire, ceci n'est qu'une réflexion, un échange autour de l'écriture. 

 

 

Écrire sur une image, cela n’est pas aussi simple qu’il y paraît.

 

 

Si l’image se suffit à elle-même, le texte qui fut inspiré d’elle doit se suffire à son tour. Il doit pouvoir se lire sans elle, être autonome, porteur de sa propre profondeur, de son propre message.

 

 

Il  ne peut être une simple description, mais une extrapolation, une extension, un enrichissement de l’image. Comme un enfant, il doit s’émanciper, s’affranchir de tout lien.

 

 

Il peut témoigner d’un ressenti, d’une vision particulière, d’une découverte. Il doit exprimer ce qu’a pu capter le regard bien au-delà des apparences.

 

 

Le texte sur image témoigne d’un voyage dans l’imaginaire dont la porte est l’image elle-même.

 

 

André Hardellet, grand voyageur dans l’imaginaire, aimait à les pénétrer, à s’immerger en elles pour en capter les secrets, les sons, les ambiances. Il pratiquait ce que j’appelle le second regard, celui de la contemplation, celui qui dépasse la réalité immédiate pour s’enfoncer dans d’autres réalités, des réalités parallèles, des réalités gigognes en quelque sorte.

 

Ces réalités, on ne peut les aborder qu’en lâchant prise, en se mettant en mode accueil, en abandonnant toute volonté de faire pour laisser faire et pénétrer la dimension d’être, la dimension de l’Être. Dans la dimension d’être se tient l’ouverture, l’écoute.  

 

Écouter une image, c’est se mettre en position de recevoir, de percevoir plutôt que de vouloir. Il peut en être ainsi pour la musique, les bruits environnants, le toucher, le respirer, pour tout ce qui est du domaine des sens.

Par la pratique de l’écoute, qui éveille nos sens, on peut percevoir la vie qui bruisse en nous, en ce qui nous entoure, on peut s’immerger en elle, l’intégrer et donc en témoigner plus facilement.

 

 

Si je vous parle d’un vol d’hirondelle par exemple, que verrez-vous, quelle sera votre réalité ? une formation de taches noires sur le ciel bleu ? l’idée du retour du printemps ? celle d’un regroupement d’individus sur un fil électrique annonçant l’arrivée de l’hiver ? celle du regret de voir leur nombre diminuer ? un souvenir qui a marqué votre enfance ?

 

 

Nous sommes formés d’images, de sons, de mots, liés à notre vécu. Ils sont inscrits dans la bibliothèque de nos souvenirs, grotte aux merveilles où s’entreposent nos richesses.

 

Pour pénétrer une image, pour qu’elle soit une invitation au voyage, il nous faut passer sans forcer la porte de l’apparence. Il faut laisser notre regard pénétrer le monde de la vibration, avec ses formes, ses couleurs.

 

 

 

Dans ce monde d’agitation, il suffit de se poser un instant, de fermer les yeux, de porter attention aux bruits environnants, du plus proche au plus lointain, pour s’en extraire et trouver la paix. Rien n’a changé pourtant, sauf notre regard, notre écoute.

Ce faisant, nous prenons conscience des richesses qui nous baignent et nous composent. Ce retirement est présence. ***

 

 

 

Cette pratique vaut pour l’image, on la regarde, on se laisse capter, on laisse faire, on engrange.

 

Une image peut être mensonge, comme l’explique André Hardellet, dans un texte que je n’ai pas réussi à retrouver parmi la forêt de livres qui peuple mon bureau, lequel je l’avoue a tout du grenier.

 

Si l’on s’arrête à l’apparence, l’enfant qu’il fut, semble être là, sage et discipliné sur une photo de sa classe. Mais il nous révèle que sur cette photo, il est ailleurs. Il court au bord de la rivière, canne à pêche à la main, les pieds dans les herbes. Pas dans cette salle où pourtant on le croirait. Si nous pénétrions cette réalité cachée, par la porte de ses yeux peut-être, nous pourrions sans aucun doute partager cette liberté invisible au premier regard.

 

On dit l’image sage, parce qu’elle semble immobile, mais la vraie sagesse d’une image tient à la vibration qui l’habite et que seul le second regard permet de découvrir.

 

Cette vibration, c’est la vie.

 

©Adamante

 

*** Ceci est un exercice très simple à pratiquer n'importe où.

          Détente immédiate assurée.

1 mai 2014 4 01 /05 /mai /2014 00:09



À vrai dire, je ne suis guère attirée par les sentiers battus, les rails, les religions. Je n’apprécie pas le mensonge sécuritaire qu’ils affirment. Il n’est nul endroit dénué de risque. On naît et la première chose qui s’exprime est un cri.

La douleur accompagne la première goulée d’air qui nous brûle les poumons et ce baptême du feu nous initie à la lutte.

Ce feu, c’est la vie. Ce feu, c’est le mouvement.

À peine quitté le monde de l’eau, le cocon protecteur, l’ombre, nous appréhendons la sècheresse, le vent, l’immensité, la lumière et nous nous mettons en chemin pour atteindre le souffle.

Tout au long de notre vie nous suivrons ce chemin d’avancées, d’expériences, de découvertes ponctuées de chutes, de doutes et d’affermissements. Toute la vie nous chercherons l’équilibre entre l’eau et le feu.

L’équilibre est du monde du souffle, l’atteindre c’est comprendre que rien, jamais, ne s’obtient sans volonté et que cette lutte passe impérativement par l’abandon de toute violence. La force est douceur, amour, sorte de non agir rayonnant, irradiant et donc agissant.

On ne peut que s’épuiser à opposer la résistance à une force contraire. La vraie force, la puissance fondamentale invincible est abandon, relâchement.

L’eau contourne le rocher qui lui barre la route, le bon nageur ne lutte pas contre le courant, il se laisse porter par lui. La puissance de l’Homme est semblable à celle de l’arbre, aucune crispation, aucune volonté de tenir ne l’habite, il se dresse, entre deux poussées antagonistes, comme un arc entre ciel et terre et tire de son lâcher prise sa résistance aux agressions. Cette posture fondamentale tant du corps que de l’esprit est à la fois extrême précision et abandon.

Pour atteindre cet état de lâcher prise il nous faut suivre notre propre chemin de vie accepter nos particularités et respecter celles des autres. Il nous faut tout à la fois affirmer notre différence, la partager et s’enrichir de celle des autres.

L’âge, l’expérience, font de chaque quêteur des marcheurs aguerris.

Il est parfois très long le chemin qui mène à cette compréhension que pour vaincre il faut, assurés dans notre structure profonde, cesser la lutte.

Ce paradoxe essentiel nous pousse à l’acceptation de ce que nous sommes, là où nous sommes et nous invite à nous glisser dans cet espace inconnu qui baigne notre île d’impermanence, sans désir ni crainte, pour recevoir ce qui est et atteindre cette forme de rien qui contient tout et notre bonheur.


©Adamante - Sacem



Joyeux premier mai !

Que la vie accorde à chacun sa place et son pouvoir de vivre
Et que, par notre volonté,
Un revenu minimum de vie soit instauré dès la naissance jusqu'à la mort
Seule garantie pour que chaque être
Puisse cheminer dignement sur son propre chemin de vie
et réaliser son potentiel.

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  • Adamante
  • Comédienne, metteur en scène, diplômée en Qi Gong, j'écris, je peins.
  • Comédienne, metteur en scène, diplômée en Qi Gong, j'écris, je peins.

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