2 février 2010 2 02 /02 /février /2010 14:20



gribouillis-chevaux-forsythias.jpgJe crains la pluie de cette fin d’hiver

Le paysage en est si triste

De la fenêtre, je vois l’herbe glacée d’humidité

Le blanc des perce-neige n’égaye pas la campagne

Dans cette maison fermée durant l’hiver

Le froid colle

Recroquevillée près du radiateur

Devant un bol fumant de café

J’ai trois pulls sur le dos

De grosses chaussettes en laine

La nature n’aspire plus qu’au soleil

Moi aussi

À l’élan qui enflamme les couleurs

Au vol des brindilles vers les nids

Aux parades nuptiales

À la tyrannie des herbes qui, sitôt coupées, envahissent déjà le jardin


Et voilà qu’un rayon de soleil avive l’espoir

Je me lève

J’abandonne ma torpeur au fauteuil

Je vais dessiner le cheval révélé par l’entremêlement des branches de forsythias

Avant que le ciel gris acier de l’Ouest ne se décide à déverser encore une fois son trop-plein.



©Adamante
1 février 2010 1 01 /02 /février /2010 18:34
                       Défi 21 communauté  Ruche de beaux mots
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Je me dois de raconter l’avant

Avant lui

C’était un parfum très cher

Un top

Le top qui vous habille

Qui vous habille d’un rien

La  petite goutte qui fait que vous n’êtes plus nue

Pas le style de goutte qui fait déborder le vase

Pas du tout, vous plaisantez

La goutte, avec un L majuscule

La particule de goutte

Arrivé à ce niveau-là ça ne déborde pas

Même à Dubaï

Surtout à Dubaï (essayez donc de vous habiller d’une simple goutte là-bas !)

Bref !

Cette goutte-là, c’est La goutte qui classe !

Une odeur à vous faire croire que vous êtes Marilyn

Mais vous n’êtes pas Marilyn

Vous le savez

Vous n’en avez même pas envie

Vous êtes vous

Et ça vous convient

Pourquoi ça ne vous conviendrait pas ?

On se le demande

Il y a de la place pour tout le monde

Mais il arrive parfois que l’on rêve

Que l’on s’identifie à l’image qui vous fait rêver

Simplement, sans chercher plus loin

Seulement voilà

Vous n’êtes pas la seule

Il y en a plein d’autres comme vous

Ce qui fait que parfois

Des troupeaux de Marilyn déambulent dans le désert

Dans le désert de votre originalité

Et vous vous dîtes que vous aimeriez bien vous différencier du lot !

Tenez

Moi qui vous parle

Un soir, j’étais allée au spectacle

J’avais mis la goutte pour ne plus être nue

Je m’étais installée dans mon fauteuil numéroté

Pour assister à la représentation du Rocky Horror Picture Schow

En live s’il vous plait

J’avais quelques craintes par rapport au film

Mais ces craintes furent vite balayées

Les comédiens, très british, étaient extraordinaires

Allez donc chanter et danser, vous !

Faire la roue

À l’aise

Avec des talons aiguilles de vingt cinq centimètres !

Le spectacle fut une réussite

D’autant plus que j’ai passé toute la soirée derrière une fille

Parfumée avec un parfum qui m’était inconnu

Cette sorte de parfum troublant, envoûtant

Comme on imagine le parfum de la Dame en noir

Celui du fantôme de l’Opéra

Un parfum qui efface tous les autres

Un parfum du type de celui qui vous ferre pour ne plus jamais vous lâcher

Cette odeur, naturellement, je l’ai associée au Rocky

Elle est devenue une fragrance d’apparat digne d’un mythe

Les scènes se succédaient bercées par ses volutes

Qui me mettaient l’âme et le cœur à l’envers

La séduction, l’androgynie y furent associées

La folie, la provocation, le spectacle, la démesure

Tout un feu d’artifice de sentiments totalement décadents l’accompagnèrent.

Et puis…

Et puis tout a une fin…

À la fin du spectacle

C’est stupide, je le sais,

Je suis partie sans poser La question

Celle avec un L majuscule

L’unique question valable

Que j’aurais dû poser

Et que je n’ai pas posée…

Je suis partie sans demander le nom de cette merveille !

On a parfois comme ça des accès de timidité totalement incompréhensibles

Et qui vous grèvent votre vie de remords stériles

Un jour pourtant

À deux années de-là, au moins,

Un soir, à Buenos Aires

Voilà que je le rencontre de nouveau

C’était Lui

Revenu comme un enchanteur

Lui que j’avais vainement cherché en humant toutes les boutiques

Lui, que j’avais désiré plus que tout

Lui qui, je le savais, me vêtirait d’une simple goutte

Lui qui me ferait ressembler à moi, enfin !

Lui qui me révèlerait

Lui, qu’aucun troupeau de Marilyn n’arborait

Lui, le secret si bien gardé

Lui, la merveille des merveilles du monde

Il était là

À côté de moi

Assis à la table voisine…

Craignant peut-être que celle qui le portait se volatilise

Je me levais d’un bond et, envoyant au diable toute bienséance

Je lui dis :

- Madame, veuillez m’excuser, mais quel est donc cet étrange parfum qui vous habille ?

 Elle me répondit amusée :

- Élixir, de Clinique !

Élixir ! Le parfum aux vertus magiques portait le nom d’Élixir !

C’était un signe !

Ma patience, ma confiance, mon entêtement étaient récompensés

J’allais enfin être initiée…

J’allais enfin devenir à mon tour émanation de sa splendeur

Il allait enfin m’enrober de son mystère

Me draper de sa démesure

Et me hisser à la mesure de ma propre démesure, totalement démesurée !

 

Et depuis ce jour, entre nous

C’est à la vie…

À la mort…


Adamante
déposé SACEM
29 janvier 2010 5 29 /01 /janvier /2010 19:07


Secret















Il a plu cette nuit

Ce matin, la fraîcheur

Un ciel couvert

Derrière les nuages brille invisible le soleil

Les bruits de la ville m’accompagnent

Je me coule dans la respiration

C’est l’herbe que je perçois

La campagne mouillée

La terre humide, son parfum

Je me coule dans la respiration

Je moissonne les champs de la pluie

 

C’est l’herbe qui respire en moi

La liberté sous mes pieds nus

J’ai de nouveau cinq ans

Je regarde le lierre trempé

Il pleure une séparation sans visage

Et pourtant en moi je perçois la béance du vide

Plus jamais…Plus jamais…

Ces mots s’imposent

Se répètent

Comme une certitude

Mais quoi ?

Le lierre encore une fois refuse de livrer son secret.


 

                                                                                                             ©Adamante

7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 12:43

le jeudi des croqueurs

J'ai un amour inconditionnel pour les poètes Chinois de la Chine ancienne, Li Po, Wang Wei, Tou Fou...
Ces poètes qui nous font toucher du doigt notre humanité dans sa plus belle transcendance et nous amènent à partager des instants secrets de leur quotidien par-delà nos habitudes personnelles et par-delà le temps.
   C'est sous cette influence que j'ai écrit : "tant qu'il y aura du vin."

Pour répondre au Jeudi de Bruno voici un poème  de LOU YEOU (le poème que j'emporte sur l'île déserte, c'est facile je le connais par cœur).


J'ai dit adieu à mes amis
puis en traversant la rivière
j'ai aperçu un petit temple
avec les portes entrouvertes
et personne n'était là.
Il y a un vieux Bouddha
qui s'appuie contre le mur
dédoré et poussiéreux,
une lampe abandonnée
qui n'éclaire rien du tout
et la pluie tissée de brume.
J'ai envie d'aller dormir
sur le lit du moine absent
et d'y faire un petit rêve.
Les singes crient
dans les chênes verts.
Si vous voulez savoir
ce qu'est la vie des hommes
cherchez à retrouver
quand la mer se retire
les traces des passants
sur le sable mouillé.

LOU YEOU 1125-1210

Poème extrait du livre "le voleur de poèmes" de Claude ROY ed. Mercure de France
6 janvier 2010 3 06 /01 /janvier /2010 14:00

POUR BRUNO - CROQUEURS DE MOTS


maux de tête de Bruno

La création du monde

(théorie du Dieu « Grand Océan primordial » qui rejoint celle du big bang, la poésie en plus)


Quand le grand océan secouant sa torpeur

S’éveilla à la vie au temps et à ses heures

Quand il en fut conscient, de l’ennui, il eut peur


Alors se secouant l’eau du ciel sépara

Ils devinrent amants et le feu s’embrasa

Et la lumière partout d’un seul coup explosa

 

La matière fut créée dans un bruit de tempête

Naquirent les étoiles, les lunes, les planètes

Tout se mit à tourner pour une immense fête


La Terre vint à son tour et ses fleuves et ses mers

Ses vallons, ses vallées, ses montagnes altières

Cela lui prit des jours pour créer l’univers


Il y eut des ratées, bien sûr, des maladresses

Mais la vie qui naissait mettait son âme en liesse

De créer pour créer il découvrit l’ivresse


Tout cela était beau, tout cela était bon

Tout cela était juste, tout cela tournait rond

Tout cela lui plaisait et il donna des noms


Aux animaux, aux fleurs, aux hommes et aux plantes

Il en conçut alors une fierté brûlante

Et Dieu, il exigea qu’on le prie sans attente


Chacun eut un logis et chacun un langage

Pour chanter son génie et pour lui rendre hommage

Pour se multiplier, l’adorer davantage


Il fut dit qu’à la fin des jours qu’il leur offrait

De chacun le chemin vers Lui s’en reviendrait

À naître et à mourir ainsi Il condamnait


Nous cheminons depuis de l’aurore au couchant

Sur ce chemin de vie, en pleurant, en chantant

Ce chemin qui ramène à l’amour du Dieu Grand.   AD

 

©adamante

            

                                                                       

 

4 janvier 2010 1 04 /01 /janvier /2010 20:35


Il n’y a ni bien ni mal

À être ce que l’on est

C’est le chemin. AD

Juste-une-rose.jpg
                                                                      
1 janvier 2010 5 01 /01 /janvier /2010 12:23

IPANEMA.jpg 

En parcourant les océans

L'homme rêve

Et les ombres des rêves tombent

Dans la gueule béante des abysses

Les courants les emportent

Les poissons s'en nourissent

Les algues les agitent

Et les ombres des rêves bercées s'endorment

Et les ombres des rêves endormies

Se mettent à rêver

Et leurs rêves lentement remontent à la surface

Se mettent à courir

Se mettent à mousser

Ecume étincellante

Et qui nous fait rêver

                                            AD

 


Que votre année soit pleine de rêves,
et que vos rêves vous emportent très loin !


(dépot Sacem en attente de musique)
21 décembre 2009 1 21 /12 /décembre /2009 11:05


J'inspire, j'expire

Rien de plus
 Rien de moins. AD



le ver luisant
                                                             un ver luisant
13 juin 2009 6 13 /06 /juin /2009 19:36


                                                              image©adamante

Un cri dans l’air glacé du matin
L’oiseau traverse le ciel en direction du nord
Il disparaît à l’horizon
Moi, je ne comprends rien aux signes
Le passé a emporté les anciennes croyances
À peine une rémanence
Je frissonne
Quelques pas pour me réveiller
Dans le jardin
Le petit gardien d’étoiles
Engourdi sur sa pierre semble méditer
Mais je sais bien qu’il dort
Dans la broussaille de ses cheveux
Les premiers rayons du soleil jouent pour bercer ses rêves. AD


9 juin 2009 2 09 /06 /juin /2009 20:06




Il s'appelait Indigo's James Dean
Nous on l'appelait Doudou
Un bon gros british bleu
Un vrai gentleman distingué
Mais capable de donner des baffes si nécessaire
quand il estimait qu'on poussait un peu trop
Un Lord avec du caractère
Un mythe qui a traversé notre vie
Une merveille de chat extrêmement
Bref, un vrai Doudou d'amour
S'il nous a quittés il y a déjà longtemps
 L'oubli n'efface toujours pas l'éclat de son regard
Dans lequel nous nous perdions comme dans un rêve.
Un peu de ce rêve, pour vous, ce soir...
AD



photo©Gérard Destal

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  • Adamante
  • Comédienne, metteur en scène, diplômée en Qi Gong, j'écris, je peins.
  • Comédienne, metteur en scène, diplômée en Qi Gong, j'écris, je peins.

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