Autrice, sociétaire de la SACEM, je vous invite à découvrir ce blog dédié essentiellement à l'écriture : poésie libérée, haïku, haïbun et tanka prose, contes.

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Willow, regard de chat

 

 

 

 

L’enfance
la découverte
campé sur la table du jardin
sous le pommier
qui prépare ses fruits
dans le silence du soleil
le chaton ouvre grands les yeux
il pose sur le monde
son regard
retiré
nostalgique

Lit-il

dans la vibration de l’air
sa fin prochaine ?
Perçoit-il le poison
qui l’attend
dans un jardin
protégé des « nuisibles »
le poison
qui bientôt lui vrillera les entrailles ?
Il ne reste aujourd’hui
qu’une photo
la couleur 
lumineuse
d’un souvenir d’amour
c’est à peine un frémissement
mais
au fond de moi
toujours
palpite la tendresse
et le dégoût amer
de la bêtise.

©Adamante (SACEM)

 

 

 

 

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N
Oh la la, quelle tristesse.<br /> De bien jolis mots pour sa mémoire.<br /> Et tu fais remonter un gros chagrin d'enfance; moi qui n'avais pas le droit d'avoir des animaux quand j'étais gamine, j'avais recueillis un chaton magnifique en Amérique latine chez grands-parents, mais lui aussi a avalé du poison contre les cafards et ma mère a préféré le laisser mourir devant mes yeux que l'emmener chez le véto....pour me punir. <br /> Ah ces poisons, quelle bêtise comme tu di,s et c'est dramatique pour Dame Nature.<br /> Bises et grand merci pour ton commentaire éclairé Adamante, j'ai peu de temps pour bloguer.... :(
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A
J'imagine ton chagrin, ce devait être terrible. Bien amicalement, Noushka.
P
Il me semble effectivement me souvenir d'une photo de Willow. Il était jeune mais avait eu une vie de liberté. Oui, tu le sais, animaux ou humains il y a, tout au fond, je crois, cette préhension de la vie et qui dit vie... <br /> Amitiés Adamante
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A
Bonjour Pimprenelle, je pense en effet que certains (Hommes ou animaux) perçoivent au fond d'eux-mêmes ce qui sera, et que la vie qui se donne, quel que soit le temps, doit être vécue sans restriction, c'est-à-dire de toutes nos cellules ouvertes. Amitié
L
Mais que c'est beau <br /> De retour après un week-end d'exposition <br /> A bientôt
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A
Je n'ai jamais oublié ceux qui ont partagé ma vie, ne serait-ce qu'un court moment. Les photos sont là, mais plus encore la marque qu'ils m'ont laissée. À bientôt chez toi.
A
Son regard plonge vers l'infini, le sentait-il déjà ???
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A
Que nous soyons humains ou chat, n'avons-nous pas une vague conscience de notre destinée ? Ce regard me fait me poser la question. <br /> Il y a longtemps que je ne suis pas venue te visiter Annick et pourtant j'y pense (quelques poésies, haïku, à déguster avec plaisir).
Q
Quels que soient leur nombre de pattes, nos amis nous manquent toujours quand ils nous quittent.<br /> <br /> La bêtise est le pire de nos ennemis.<br /> <br /> Je partage ta tristesse Adamante.
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A
C'était il y a longtemps déjà, il est né à la maison, puis il a vécu chez un couple d'amis, à la campagne, et il sortait...
F
quel joli chat et comme dans tout regard qu'il soit humain ou bestiale on peut y voir beaucoup de choses
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A
Parfois on peut y lire ce que nous sommes. Belle soirée.
N
Bonjour Adamante,<br /> <br /> C'est un poème trop triste avec ce petit minou.<br /> <br /> Il y en a qui empoisonne les chats parce qu'ils ne les aime pas et les dérange?<br /> <br /> C'est criminel.<br /> <br /> À bientôt Adamante
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A
Là, c'est en voulant tuer des limaces (je suppose) ou les rats taupiers, qu'ils l'ont tué. Les jardins de campagne sont de vrais dangers quand ils ne sont pas bios. À bientôt, Nadia.
J
Pauvre Willow.... Lorsqu'il ne se font pas écraser, ils risquent leur vie autrement chez un voisin qui s'achète du tue-tout et le chat y goûte..... Jill
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A
Du tue limaces en l'occurrence j'imagine, une saloperie qui fait du dégât à la campagne, sauf peut-être aux limaces. Amitié, Jill.