Autrice, sociétaire de la SACEM, je vous invite à découvrir ce blog dédié essentiellement à l'écriture : poésie libérée, haïku, haïbun et tanka prose, contes.
L’enfance remonte, la campagne, les rires, le visage qui se plisse lorsque la boule s’écrase sur un nez tout
rouge d’excitation.
La neige fond, se faufile sous l’écharpe. La voix de la mère qui appelle à rentrer.
Le nez derrière le carreau, fasciné par le manège tourbillonnant, le chat regarde.
Le temps semble s’être arrêté.
Dedans il fait si chaud, dedans c’est le cocon, dedans c’est l’innocence, dedans…
C’est le passé.
Paris 2009. Il neige !
Le voile de la grande mère recouvre les immeubles.
Les voitures hésitent, tout se calme.
Dedans ce n’est plus vraiment le cocon, ce n’est plus vraiment l’innocence, mais il fait encore chaud.
Mais dehors ?
Dehors, j’ai mal à ceux qui ont froid, j’ai honte à la République, honte aux nantis, aux indifférences.
Est-ce que, pour ceux qui grelottent, la neige, l’humidité qui est pire que le froid, est encore une incitation au rêve ?
Il paraît que mourir de froid n’est pas une mort si terrible, on s’engourdit lentement pour ne plus se réveiller.
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À mourir de honte certain! Ils sont là à tendre la main pour nous rappeler que nous sommes tous frères et l'entraide, c'est pas pour celui qui nous rapportera quelque chose! L'envers de la neige<br />
parfois heurte les coeurs.<br />
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