Autrice, sociétaire de la SACEM, je vous invite à découvrir ce blog dédié essentiellement à l'écriture : poésie libérée, haïku, haïbun et tanka prose, contes.

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Ballade en quatre temps - deuxième -

 

PETITE-CHOSE-GOURMANDE.jpg

                              Petite chose Gourmande aquarelle adamante

 


Ensuite, souvent, ça gronde

Ça se met en rogne

Et quand ça se met en rogne, parfois, ça fait mal

Ça fait mal surtout quand ça se met en rogne soudainement

Que ça pétarade et que ça tombe

Comme ça

Avec violence

Avec une telle brutalité que ça déchire tout

Quand ça se déchaîne

Quand ça se met en colère comme ça

Quand ça gueule d’une voix tonitruante

En crachant des flammes comme un feu d’artifice

Quand ça cingle à l’aveuglette avec fracas

On en est tout bouleversés

Ça remue dans tous les sens

De plus en plus fort

Fort, fort, très, très, très fort

Si fort que ça arrache tout

C’est comme si c’était animé du désir de détruire

Et ça détruit

Ça tombe comme une punition

Comme une punition d’une faute que l’on aurait commise

D’une faute que l’on ignore certes

Mais d’une faute grave, très, très, très grave

Mais on ne sait pas quoi

Et pourtant on se sent fautif

On se sent fautif comme si on l’avait bien mérité

Et peut être bien qu’on l’a mérité

Parce que si ça se déchaînait comme ça

Sans raison

C’est que ça n’aurait ni queue ni tête

C’est que ça ne tiendrait pas debout

C’est que ce serait totalement incohérent

Et que si c’était à ce point incohérent

C’est que nous-même n’aurions aucun sens

Ça c’est inacceptable !

On ne peut pas l’envisager

C’est impossible

C’est impossible d’accepter une chose pareille

On ne peut accepter de n’avoir aucun sens

C’est une idée qui ne tient pas debout

C’est une idée incohérente qui n’a ni queue ni tête

Non, si ça se déchaîne comme ça

C’est qu’il y a une bonne raison

Une excellente raison même

Une raison que l’on ignore mais qui est bien réelle

Ça on ne peut pas en douter…

Enfin, quand ça a bien pétaradé

Quand c’est fatigué de gronder

Brusquement c’est le silence

Tout s’arrête

Plus de fracas

Plus de remue-ménage

Tout rentre dans l’ordre

Ça devient tout sourire

Tout frémissant

Ça fume avec satisfaction

Et ça exhale un grisant parfum de bien être

C’est terriblement sensuel

C’est comme une récompense

Comme un soupir

Ça vous soulage et ça vous fait du bien

On sort de là un peu groggy mais détendu

On se sent apaisé

Tout est calme

Tout est à sa place

Et ça nous rassure

N’empêche

Ça a encore disparu

Sans que l’on y ait pris garde

C’est même comme si ça n’avait jamais existé

Et pourtant c’était là

Et comment !

Il y a un instant encore

Ça vous pétaradait aux oreilles

Mais il faut se rendre à l’évidence

On a beau regarder en haut

Il n’y a plus rien là où c’était

Et encore une fois on ne sait pas où ça a disparu.


Suite au prochain numéro
© Adamante
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P
<br /> <br /> juste un coucou pour te dire quelle me plait beaucoup cette aquarelle (prénom d'un de mes chats) on dirait un chat mêlé de roses, les deux me sont chers!! je n'ai plus les yeux en face du néon,<br /> alors je reviendrais pour lire ton texte à néon frais !!  merci pour tes "vizzziiiiites" bonne nuit !<br /> <br /> <br /> <br />
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B
<br /> C'est haletant, tes mots nous tiennent au précédent et découlent du suivant......mais c'est quoi ! ...... une tornade, un cyclone....?<br /> <br /> à suivre<br /> <br /> <br />
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