7 novembre 2016 1 07 /11 /novembre /2016 12:30

 

Voici donc, un peu en retard, la nouvelle image.

J'ai de grosses difficultés d'administration sur blogspot (impossible d'intégrer les images) et  un emploi du temps très chargé en Qi Gong... 

 

Il est difficile de passer après Chagall, mais j'espère que cette modeste récréanote sur photo d'été vous inspirera.

 

Si vous avez des propositions, des idées, pour les semaines à venir, ce serait vraiment bien.

 

Belle semaine à tous.

 

AD

 

Sans titre - Récréanote d'été- Adamante

 

 

 

 

2 juin 2015 2 02 /06 /juin /2015 11:34

 

Une moisson pleine de contraste cette semaine mais,  presque toujours, en tendresse.

 

Merci à tous et à Arnaud.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Faiseuse d'ange

 

Même le chérubin

La mort, spectre lugubre,

Se l'approprie

Entre ses paumes

Elle enserre la tête

Il ferme les paupières

Comme une maison ses volets

 

À la fin du jour

Il n'y a plus d'âme

Qui vive

Au cercueil blanc

Juste une dépouille

Que pleure une mère...

©Jill Bill

 

 

 

Au royaume des animaux

la tendresse est mystérieuse

Dame cigale aimait un canasson

Qui protège qui ?

Peu importe

Ensemble

Jusqu'au bout du chemin

Ils se tiendront chaud

Sur le parcours de leur rencontre

 

©ABC

 

 

 

Que vaut le jour,

Discorde.

 

 

©Oxano

 

 

Retour sur soi

le visage caressant

le temps des cabrioles

 

la jument ronge son frein

avide d'espace pur

 

et

 

Perdue dans ses rêves de steppe

le visage doux, caressant,

elle se retourne vers son passé

elle se remémore le temps où elle allait l'amble

confiante et sereine, la jument au trot brisé

réduite à présent à courir dans sa tête

 

noires sont ses pensées sur le galop de la vie

elle est pourtant ivre de trot, de trop de souvenirs

et pousse un dernier hennissement

qui retentit dans le Désert des Agriates

 

© Claudie (pas de blog)

 

 

 

Cavale douceur

À la grâce voluptueuse

Enveloppe ton petit

Il a tant besoin d'amour...

 

Blanche comme les roses

Blanche comme un rêve d'aube

Au regard lourd de tendresse

Quand il aura grandi

En lui demeurera ta force

Tu lui aura donné l'essentiel

Et l'envie de vivre

 

©marineD

 

 

 

Lutte avec le blanc

Avec le Paros dur

Et rare

Gardien du contour pur,

L'encre fuit l'aquarelle

Et fixe le noir

Plus forte que le marbre,

Instant fatal.

 

©Valérie Corvino

 

 

 

Soleil ou pluie

Poneys ou mustangs

Crinière au vent

Ils galopent

Galopent

Cabriolent

Mangent la vie

Et le parfum des terres sauvages

Le rêve du cheval dont j’ai rêvé

 

©Martine

 

 

 

Le rêve du cheval rêvé

 

De l’enfant, qui rêve

je rêve

en tendresse

sur le lit d’herbe du matin

je nous vois galoper

jusqu’au bout de nos envies

tout autour de nous

chamboulés au passage

sonne le rires des sources

celui des boutons d’or

au printemps des jeunes pousses

de la rage de vivre

l’insouciance

 

chaque jour

je l’attends

la patience d’un ami

c’est un jour de solitude

auquel se rajoute beaucoup de jours

de mois, d’années

qui parfois font une vie

heures nostalgiques

à espérer

car je sais

un jour

je l’entendrai

ma joie alors

 

tout s’effacera

tout s’illuminera

je hennirai la libération des fleurs

martèlerai la terre

pour que poussent mes ailes

je deviendrai Pégase

pour l’enlever et enchanter le ciel

de son rire d’enfant

 

c’est cela

la patience

d’un ami

savoir

attendre

car l’amour

toujours

fut-il rêve

ici ou ailleurs

réunit.

 

©Adamante

 

 

 

 

Un petit clin d'œil en musique

19 avril 2015 7 19 /04 /avril /2015 18:12

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une tête tronquée
pas de regard
juste une bouche ouverte

l’exclusion
le rejet
l’exode
les pieds qui s’ensanglantent
le parent qui s’effondre
le vide
la presque mort
la plus que mort
la terre abandonnée
c’est le spasme
la torture au plus profond de soi
et la bouche orpheline crie
de toute la force du silence de ses entrailles
et ça fait mal sur des générations
même l’enfant à naître en perçoit la blessure
l’ombre du pays plane
comme un regret du paradis perdu
l’inacceptable oubli de la terre ancestrale.

©Adamante Donsimoni
texte inspiré par une toile de Martiros Hakopian (It will never be forgotten )

 

 

 

20 février 2015 5 20 /02 /février /2015 23:05
L'herbier de poésie - La naissance -

 

Je sais, c'est une communauté google que je propose ici, faute de le pouvoir sur OB.

S'il en est que cela intéresse parmi mes visiteurs, n'hésitez pas à me rejoindre.

 

J’ai longtemps hésité avant de créer cette communauté, encore une communauté autour de la poésie me disais-je. Mais je la rêvais. Parce que j’aime le haïku, le tanka, la poésie de l’instant à la manière des poètes chinois comme Li Po, Tou Fou ouWang Weil qui en sont les maîtres.

Parce que j’aime lorsque le souffle s’exprime à travers les mots, simplement, le plus simplement possible, le plus proche du sentiment naturel, de cette force tellurique qui pousse les saisons à croître, s’épanouir puis décroître, comme un passant qui apparaît, passe, puis disparaît sans faire de bruit mais en laissant une empreinte inoubliable.

Parce que j’aime la poésie qui trace, le plus simplement possible, le chemin de l’Homme en route vers sa réalisation. Parce que j’aime la poésie esquisse, la poésie épure, la poésie semblable à l’art du tir à l’arc.

Parce que j’aime la poésie, la prose et les représentations qui touchent à l'essentiel.

 

Alors, si vous favorisez le fond plutôt que la forme (5-7-5 pour le haïku d'accord, à condition de ne pas tomber dans la liste des courses) ; Si vous aimez le poème court, la prose poétique, la poésie de l'instant, celle du quotidien sans envolée lyrique, sans rime surtout, mais avec du rythme et de la profondeur, si vous goûtez l’aphorisme, soyez les bienvenus dans cette communauté.

Vous aimez écrire à partir d'une image, d'une musique, de ce qui vous touche ?

Vous avez des images et vous les proposez pour des mots ; Vous aimez écrire, proposer, alors partageons ici notre plaisir d'écrire, de lire et d'écouter.

 

L'HERBIER DE POÉSIE

 

1 février 2015 7 01 /02 /février /2015 19:59
Que serait la lumière ?

 

 

Le soir verse ses flammes sur l’horizon

les ombres du paysage se couchent sur le sol

comme pour s’excuser de troubler la lumière.

 

Mais que serait la lumière sans les ombres ?

 

 

 

 

24 novembre 2013 7 24 /11 /novembre /2013 13:27

 

P1120856-Ic-2.jpg

Photo ©adamante - série "bougé volontaire" sur les lumières du stade. 

 

 

La nuit

au-dessus du stade

un envol

les hommes sont couchés

les lumières rêvent

leurs spectres s’éveillent

fuient

emportent dans leur sillage

l’éclat d’un espoir

sculpté par les crampons

dans l’herbe assoupie

du terrain

l’instant se trouble

les petits hommes de lumières

transportés par les vents

courent vers l’inconnu

comme les personnages

de Folon

et moi

de ma fenêtre

l’appareil photo

à la main

je les capture

tentant de retenir

l’insaisissable

et de le partager

par l’image

par des mots malhabiles

au travers d’un écran

avec des inconnus

qui passent

comme eux

et déposent

une trace

un +

un j’aime

une marque amicale

et si vite

effacée.


©Adamante -Sacem-

 

P1120856-Inc3.jpg

Juste un extrait peut-être plus explicite.

 

 


27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 16:49

 

 

 

 

BOURRASQUE copie

 

 

De l’agitation des hommes

ne reste que des traces

dans le soir finissant

l’horizon a avalé les bruits

les arbres se préparent

à accueillir la nuit

les nuages accompagnent

un instant

le coucher du soleil

la paix exprime ses reflets

roses

sur la neige

l’infini se dessine où se rejoignent la terre et le ciel

l’un devient

le reflet de l’autre

et l’air rappelle à nos esprits

les échos de vieilles légendes

oubliées

avant que le monde n’accouche

des premiers hommes.

 

©Adamante

 

 

 

21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 22:36

 

 

Avatar rose

 

Le bleu
jusqu’à l’infini de l’imagination
teinté de violine
quelques stratus
le blanc
pur
deux courants qui se rejoignent
rencontre
les formes se mêlent
dansent un instant
se séparent
au sol
à peine un souffle  de vent
juste une caresse
non loin de moi
sur un banc
un couple s’embrasse
elle est blanche
il est noir
elle est fine et blonde
il est doux et rond
ils s’aiment
simplement
soudain elle prend la pose
il se lève
la prend en photo
ils jouent
deux enfants heureux !
les nuages
un instant
masquent le soleil
mais pas la joie
mais pas l’espoir
là-haut
peut-être
un orage se prépare
en bas c’est la paix
la communion
le sol est dur
je change de position
des creux
des bosses
vu de loin
tout semble plane
l’herbe masque si bien
les irrégularités de la terre
comme un sourire masque la peine
une pomme de pin
quitte la branche
je la ramasse
j’aime son parfum de résine
mes doigts collent
ils sont bons ces moments
de découverte mêlés de réminiscences
enfantines
je ferme un instant les yeux
pour mieux les savourer
quand je les rouvre
le couple est parti
le soleil s’est caché
je m’aperçois que les feuilles des marronniers
jonchent le sol
l’automne aspire la vie
soudain
j’ai envie d’arrêter le temps
de crier :
« fin ! »
« plus de ronde »
« plus de mouvement »
« arrêtez tout ! »
un trait de soleil
glisse
sous un nuage
il rie
il joue
il attendrit le vert
en direction du jaune
les fleurs du trèfle
m’indiquent la direction
du printemps
mais
il y a trop de nostalgie
cela n’est qu’illusion
je m’égare
de certitude en doute
tellement ignorante.
C’est déjà le soir
murmure la lumière
à mon esprit troublé
je soupire et je rentre.

 

©Adamante

 

 Avatar rose

 

 

15 novembre 2012 4 15 /11 /novembre /2012 20:03

 

Feu-d-artifice-ada.jpg

 

Le ciel

en feu

Le temps

explose

ses

aiguilles

fusées

sur

le

front

nu

de

la

nuit

noire.


C'est l'heure

du

Rêve.

 

©Adamante


Le Pont sur la voie lactée

 

6 novembre 2012 2 06 /11 /novembre /2012 23:28

 

Avatar rose D'une statue... Avatar rose

Avatar rose


Tristesse de granit
le goût des heures anéanties
une main pétrifiée
un doigt qui montre le ciel
un pigeon ébouriffé
s’y perche parfois
quand
le froid
la neige
le vent
font trembler la ville
cachée derrière le silence
de ses rues vides
tout est si blanc
avant la boue.


Que montre-t-il ce doigt ?
un nuage ?
un oiseau ?
un dieu de ces hauteurs
dont l’air est banni ?
Quelle idée
sous le burin
du sculpteur
qui le fit se dresser ?


Signifie-t-il :


« regarde !
là où l’infini se noie
il y des formes
qui ne demandent
qu’à naître ! »


ou  encore :


« prend garde à la foudre ! »


Je n’aime pas
le doigt vengeur
trop pathétique
il parle de l’infini
à sa façon
si limitée
si étriquée
si dogmatique
si prise de peur
que l’idée me répugne
je lui préfère
l’ivresse de l’altitude
l’aventure sans filet
le risque
encouru de mourir
à tenter de saisir
un rayon de soleil
pour vivre
pleinement
sa vie.

©Adamante

Avatar rose

 

 


Profil

  • Adamante
  • Comédienne, metteur en scène, diplômée en Qi Gong, j'écris, je peins.
  • Comédienne, metteur en scène, diplômée en Qi Gong, j'écris, je peins.

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